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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[29-30/11/2025] SaintéLyon en relais

Publié par David Gueudet sur 1 Décembre 2025, 17:17pm

Catégories : #COURSE À PIED

C'est la troisième fois que je participe à la SaintéLyon ! Mais en 2023, après une édition marquée par le froid et le verglas, je me suis promis de ne pas revenir sur l'intégrale mais comme j'aime cette possibilité de s'évader facilement de chez nous le temps d'un week-end, j'ai laissé la porte ouverte à un format plus court ou un relais... Le 18 mars dernier, il fallait être au taquet pour s'inscrire. Laurent avait prévu de refaire la SaintéLyon pour prendre une revanche sur 2023, Adrien se tâtait pour faire une course plus courte et on s'était mis d'accord avec Anna pour faire la course en relais à 2 ! C'est la seule personne qui a accepté d'embarquer avec moi dans cette aventure !

Finalement, nous parvenons à nous inscrire - tant bien que mal - pour le relais tandis que Laurent s'inscrit en solo. Malheureusement, début août, Anna déclare forfait à cause d'une fracture du pied... Je peine à trouver un remplaçant mais je finis par convaincre Rachid de faire le relais avec moi pour qu'on accompagne Laurent sur son défi. Je fais la première partie de course avec lui puis Rachid prend la relève. On ne sait alors toujours pas quelles seront les distances et dénivelés des deux portions.

C'est assez tardivement qu'on a la confirmation que le premier relais sera jusqu'à Sainte-Catherine, comme on l'imaginait. "Seulement" 34 kilomètres donc mais une bonne moitié du D+ (environ 1100 mètres) et la partie la plus difficile (plus de chemins, davantage dans les hauteurs, plus exposée). La deuxième partie fait donc 46 kilomètres pour quasiment autant de dénivelé positif mais plus de négatif et plus de bitume. La logique veut donc que je fasse le premier relais (avec un Laurent tout frais sur la partie à priori la plus dure et totalement de nuit) et Rachid la deuxième phase.

Bon, entre temps, la SaintéLyon est tout sauf une priorité donc je ne m'y prépare absolument pas, courant le Marathon d'Amsterdam en octobre (avec une préparation déjà très approximative), m'habituant aux séances sur piste de mon nouveau club (Marne-et-Gondoire Athlétisme) et faisant donc peu de sorties longues et bien peu de dénivelé. Les semaines passent, je récupère bien du Marathon malgré une chute sur le Run & Bike d'Ozoir puis je m'amuse sur la course nature du Val d'Europe et un excellent week-end "choc" Tourn'en Nocturne - Foulées de Saint-Thibault. 

Après quelques semaines un peu plus chargées en volume (avant puis après Amsterdam), je calme le jeu deux semaines avant la SaintéLyon par nécessité après le dernier gros week-end de compétitions mais aussi un peu contraint et forcé par mon planning particulièrement chargé entre réunions, restos, AG, entraînements et compétitions jeunes... C'est donc avec une fraîcheur très relative que j'aborde la course au coeur d'une fin de semaine tout sauf reposante.

Vendredi soir, je rentre assez tard de l'Assemblée Générale de MeGa et j'enchaîne samedi matin avec le boulot. Je rentre chez moi à temps pour que mon frère me dépose à la Gare de Marne-la-Vallée. Ouf, une bonne chose de faite, je retrouve Laurent et Rachid et nous croisons de bonnes connaissances de Terre de Running Montévrain ! Il est temps de prendre le TGV en direction de Lyon et en moins de 2 heures, nous y sommes ! Métro ligne B direction Debourg, quelques minutes de marche et nous voilà déjà à la Halle Tony Garnier, avant 17h, heure limite de retrait des dossards.

Ensuite, c'est plutôt fluide, on hérite du dossard 2321 et c'est dans le Salon du Running que c'est un peu plus galère d'accéder à l'espace de retrait des options. Vu que tout le monde doit ressortir au même endroit, ça bouchonne ! On finit par récupérer nos cadeaux de participants (malheureusement, nous sommes dans les derniers donc il n'y a plus ma taille de chaussettes, ça fera un heureux dans la famille !) et bracelets "sas performance" car c'est là le gros point positif pour cette année, Laurent en bénéficie et nous aussi ! 

On ressort de la Halle pour prendre la navette, les départs de cars s'enchaînent bien et en une heure environ, nous sommes à Saint-Etienne, il n'est même pas 19h ! On s'installe comme de coutume au beau milieu du Parc des Expositions comme les milliers de participants à la course. Pendant que mes camarades font la queue pour récupérer la Pasta Party qu'ils ont commandé, je mange tranquillement ma bonne plâtrée de pâtes au thon préparée la veille. J'avais été un peu déçu de la qualité du repas proposé par l'organisation.

Il est ensuite temps de se préparer très tranquillement pendant que certains sont déjà en train de se positionner près des portes de sortie pour l'accès aux vagues 2 et plus, alors qu'il est à peine 21h. Nous, on a vraiment le temps. Rachid et Laurent déposent un sac à la consigne peu après 22h tandis que je garde le mien puisque Rachid l'emportera avec lui à Sainte-Catherine. Ce n'est que vers 22h30 que nous faisons un dernier pipi et que nous profitons un peu du ravitaillement proposé dans le Parc avant le départ, c'est cool. Coca, St-Yorre, quatre-quarts, fruits...

C'est d'ailleurs là que j'y ai rempli ma poche à eau et mes flasks avant de les mettre dans mon sac rempli du matériel obligatoire et de pleins de vêtements qui ne me serviront pas mais mieux vaut prévenir que guérir, je pars chargé pour pas grand chose, sait-on jamais... Dans ma flask, je mets une pastille d'électrolytes pêche-passion et je charge aussi mes poches de ravitaillements solides au cas où...

Sinon, pour la tenue, il fait relativement doux pour la saison donc je pars évidemment en short (nous étions beaucoup moins nombreux il y a 2 ans, par -10°C), en chaussures de Trail (mes Scott qui commencent à avoir quelques kilomètres au compteur) avec deux épaisseurs en haut (un tee-shirt à manches courtes et mon tee-shirt à manches longues Kikouroù, plus épais qu'un maillot classique) en-dessous de la traditionnelle chasuble-dossard. J'ai également aux pieds mes chaussettes Rywan gagnées sur le MaraTrail de l'Echappée Belle. Et dans les poches ma frontale GoLum, mes gants (du Trail Hivernal de la Moselotte) et un buff (de l'Ut4M !).

Vers 23h, on se dirige vers la porte d'entrée vers le sas 1 où ne se trouvent que les coureurs ayant accès au sas performance et ceux de la LyonSaintéLyon. Les élites passent par un autre endroit et tous les autres concurrents s'agglutinent eux vers la sortie principale de la salle. Nous ne sommes donc pas très nombreux, ça se bouscule à peine et on a pu s'y pointer au dernier moment, un vrai confort par rapport à ceux qui partent dans les vagues qui s'élanceront en plus plus tardivement (nous partons à 23h30 tandis que les autres partent à 23h45, 00h00, 00h10, 00h20 et 00h30 pour les derniers).

On se dirige donc très tranquillement vers le sas lorsque les portes s'ouvrent et on profite de l'ambiance avant le départ même si l'attente dehors est un peu longue maintenant qu'on est dans le paquet, dans les starting-blocks ! Derniers ajustements, je mets la frontale et le buff mais pas les gants, j'ai chaud ! Je ne les mettrai pas une seule fois de toute la course par ailleurs.

[29-30/11/2025] SaintéLyon en relais
[29-30/11/2025] SaintéLyon en relais

De Saint-Etienne à Saint-Christo-en-Jarez

19,22 kilomètres / 615 mètres de D+

C'est parti pour 34 kilomètres à accompagner Laurent, dans des conditions quasiment idéales, il fait bien moins froid que lors de mes précédentes participations (avec la neige et du -5°C en 2021, le verglas et -10°C en 2023), on est dans le positif au niveau des températures. Et en plus, il ne pleut pas et il ne pleuvra pas jusqu'à mon arrivée.

Les premiers kilomètres sur le bitume se passent bien, on n'a que quelques mètres un peu galères en tout début de course où il faut se frayer un chemin au milieu de ceux qui partent doucement dont une bonne partie de ceux qui ont déjà fait l'aller en courant... Ensuite, ça s'étire plutôt bien malgré une belle densité de concurrents. On ne s'affole pas en gérant tranquillement ces premiers kilomètres sur le bitume stéphanois. L'ambiance est très sympa au départ et à quelques endroits où il y a du public tandis que c'est vite bien plus calme dans les portions sans spectateurs.

Je retire très rapidement mon buff que je ne remettrai plus de la course, c'est dire si j'ai eu chaud cette année. On est très à l'aise dans les portions favorables, je me sens plutôt bien et préviens donc Laurent que c'est à lui de dicter le rythme car on ne part pas pour le même effort. On enchaîne les faux-plats montants à un rythme maîtrisé avant une montée plus difficile au cinquième kilomètre, kilomètre le plus lent des 10 premiers de la course. On a déjà envie de faire pipi mais on se retient pour l'instant.

On poursuit avec 4 kilomètres très favorables qui sont les seuls que nous courrons en moins de 5'/km. 4'53 - 4'41 - 4'22 - 4'42, tout en descente ou faux-plats descendants. Les choses se corsent au dixième kilomètre où on entre dans le vif du sujet de ce qui va nous occuper pendant 25 kilomètres, une majorité de chemins avec une alternance de montées et descentes mais davantage de D+ que de D-. Je propose donc à Laurent d'en profiter pour faire notre seule pause car je sais qu'ensuite, avec la transpiration, je ne devrais pas avoir une autre envie de satisfaire un besoin naturel contrairement à il y a 2 ans où le froid m'avait fait m'arrêter bien trop de fois pour faire pipi.

Le peloton s'est déjà énormément étiré, tellement plus qu'en 2023 où nous étions en plein dans le peloton. On alterne entre phases où on discute et moments avec davantage de concentration. C'est souvent Laurent qui mène la danse, il est vraiment bien en forme. Cependant, parfois, je passe devant. Il commence déjà à me faire souffrir sur des relances ou avec le rythme qu'il impose dans les faux-plats montants tandis que je suis beaucoup plus à l'aise dans les descentes, les montées les plus raides et les zones bien boueuses que l'on commence à rencontrer de plus en plus.

Ainsi, on se relaie régulièrement et on avance bien, surtout. Il n'y a que le 12ème kilomètre qui est vraiment plus lent tant il est difficile (9'28/km). Nous ne passerons jamais à plus de 10'/km et donc, nous allons toujours à plus de 6km/h, même avec les montées que nous sommes obligés de marcher intégralement vu la difficulté.

J'ai du mal à me souvenir de cette partie de course où en enchaîne les difficultés et où les kilomètres défilent bien. Je me souviens juste de ce passage où je ne sais pas trop pourquoi je ne suis pas la trajectoire de Laurent et me retrouve en plein dans une mare de boue, les deux pieds complètement enfoncés dans la gadoue. Et bien ça, c'est fait ! L'avantage, c'est que ça m'oblige à rester lucide et prudent car j'aime généralement décider des chemins et passages que j'emprunte, sans suivre ce que fait celui qui me devance.

On arrive à Saint-Christo à 1h22 au bout de 1 heure 50 minutes et 46 secondes de course. Nous sommes 72èmes au classement des relais à 2 tandis que Laurent est 677ème solo.

Je profite du ravitaillement pour boire du coca et manger majoritairement du saucisson et du fromage. Le gros avantage d'être partis dans la première vague et de bien avancer comme on le fait, c'est qu'il n'y a vraiment pas grand monde au ravito, on peut en profiter pleinement sans être gênés, c'est parfait. Du coup, on est plutôt efficaces et on repart en marchant dans la montée qui suit, ce qui me permet de finir de manger ce que j'ai pris au ravitaillement, sous les encouragements d'un public très en forme !

De Saint-Christo à Sainte-Catherine

14,75 kilomètres / 397 mètres de D+

33,96 kilomètres / 1012 mètres de D+ cumulés

Il ne me reste "que" 15 kilomètres à parcourir, à peine ! Certes, mais c'est la portion la plus difficile car il faut assumer le départ assez rapide avec le début de course dans les pattes et commencer à lutter contre la fatigue car il est une heure à laquelle je dors habituellement. Je ne ressens pas le sommeil mais je commence à fatiguer physiquement. L'état de forme est bon mais c'est dur, le parcours est exigeant et je me dois de rester au taquet pour accompagner au mieux Laurent jusqu'au bout de mon relais. Ce n'est pas vraiment ma course, c'est plutôt la sienne. Moi, je ne suis là que pour l'accompagner aujourd'hui, je n'ai aucune autre ambition.

Alors je ne vais pas mentir en inventant un semblant d'itinéraire, je n'ai aucun souvenir de l'ordre des portions que j'ai en tête, je ne connais ce coin que de la SaintéLyon donc toujours de nuit, je manque de repères. Et en plus, cette année, le parcours a beaucoup changé et je ne sais pas du tout quand on est sur des portions communes aux éditions précédentes ou non... A part évidemment quelques passages que je reconnais.

Il y a bien cette belle montée après un court passage sur la route, bien boueuse même si elle l'est moins que d'autres portions vraiment pleines de boue. Là où autour de nous, tout le monde court et je me demande vraiment pourquoi vu la pente. Nous, on marche, logiquement. Si je ne m'abuse, c'est cette bosse qui précède la seule portion de la course où on a rencontré la neige, sûrement dans la partie la plus haute du parcours, pas loin de 900 mètres d'altitude.

Autrement, j'ai le souvenir de quelques belles relances au milieu de pleins de petites montées rarement longues mais bien cassantes où on commence à accuser un peu le coup. Laurent relance souvent un poil trop tôt pour moi mais je m'efforce de le suivre pour ne surtout pas le ralentir. On gère. Dans les gros pourcentages, j'appuie un peu plus sur les cuisses pour passer devant et ne pas subir. On fait systématiquement le yo-yo avec les mêmes personnes dont une petite dame très reconnaissable ou bien un gars dont le vêtement est archi-réfléchissant à l'arrière.

Sinon, avant les ultimes montées et la descente finale vers Sainte-Catherine, il y a trois faits de course un peu marquants qui vont m'arriver, mine de rien. Je ne suis plus sûr de l'ordre des choses donc je vais les énoncer un peu au hasard.

Le duel contre un caillou !

Nous sommes dans une descente quand une concurrente devant moi change assez subitement de trajectoire pour passer de la droite du chemin à la gauche du chemin... Etant relativement "bon" descendeur, je me décale donc automatiquement sur la droite afin de pouvoir la dépasser sereinement sauf qu'au beau milieu du chemin, il y a une grosse pierre avec laquelle ma malléole du pied gauche semble vouloir se battre. Je ne sais pas si c'est une victoire mais je m'en sors avec une simple égratignure que je découvrirai plus tard, légèrement ensanglantée mais pas gênante ! Ouf. 

La panne de frontale !

Ma lampe, ça fait 5 ans et demi que je l'ai puisque je l'ai achetée à la suite d'un test des frontales Go'Lum organisé par Luca Papi et Adrien Grouès aux 25 bosses à la sortie du confinement en mai 2020... Pour autant, je ne sais toujours pas vraiment l'utiliser dans le sens où je ne sais pas quel est le mode intelligent, le mode économique... Moi, je l'allume, elle éclaire comme un phare, parfois j'appuie une deuxième fois sur le bouton et voilà, elle fonctionne, ça me suffit ! Mais du coup, la pile se décharge particulièrement vite et là, au bout d'à peine 3 heures de course, la batterie est épuisée et il faut que je change de pile ! Je fais quelques mètres sans lumière mais dans le sillage de Laurent après qu'elle se soit subitement éteinte puis je la change dans la montée qui suit où on aurait peut-être pu courir... Mais la perte de temps est assez minime contrairement à la perte de places... Je peine à choper la pile de rechange au fond de la poche principale de mon sac puis je parviens à mettre en place la nouvelle pile sans enlever ma frontale, presque une fierté !

Dérapage... +/- contrôlé !

Dans une autre descente avec pas mal de gadoue, je frôle catastrophe avec la jambe droite qui part en avant et la gauche qui vrille vers l'extérieur pour me ralentir et ne pas tomber... Ouf, j'échappe à la chute et surtout, mon corps s'arrête à temps pour que mon genou gauche ne tourne pas, je pense être passé pas loin de l'entorse pour le coup ! Une frayeur mais plus de peur que de mal, je ne tomberai pas aujourd'hui !

Après tout ça, on arrive enfin au sommet de la dernière bosse et il est temps de redescendre vers Sainte-Catherine. C'est un soulagement car je n'avais pas envie de faire davantage aujourd'hui, la forme était correcte mais sans plus, j'ai passé un très bon moment à accompagner Laurent mais je suis content de passer le relais à Rachid, tout frais, qui va pouvoir emmener Laurent jusqu'à Lyon !

Arrivée à Sainte-Catherine à 3h03 ! 3 heures 31 minutes et 36 secondes de course, 58ème équipe de 2 (14 places de gagnées depuis Saint-Christo, difficile de s'en rendre compte avec les différentes vagues, y compris pour les relais). Dans le même temps, Laurent a grappillé 20 places (657ème).

Je passe le relais à Rachid (la puce de chronométrage scratchée à la cheville) et je file me changer dans la tente où il fait plutôt bon. Cela fait du bien de s'arrêter, je prends mon temps pour enlever mes chaussettes et mes chaussures pleines de boue. J'enfile un pantalon ainsi que des chaussettes et des chaussures propres et sèches. Un tee-shirt sec aussi et je me réchauffe avec deux épaisseurs par-dessus.

Une fois changé, je ne sais pas trop quoi faire, je ne sais pas si on a accès à un ravitaillement donc je me renseigne et heureusement, on y a bien accès. Cela fait du bien de manger un peu même si je ne m'éternise pas pour ne pas gêner les concurrents en course qui y arrivent et pour rentrer à Lyon au plus tôt afin de m'y poser. Je sors donc de la zone en direction de la navette qui nous ramène à la Halle Tony Garnier. Il y fait bon dans ce car qui se remplit assez rapidement, ce qui nous permet d'arriver à Lyon sur les coups de 5h.

Suivent plusieurs heures à m'allonger sans vraiment dormir, à somnoler un peu, à regarder les arrivées des premiers de la SaintéLyon, tout cela depuis les gradins de la Halle. Et vers 8h15, alors que LiveTrail estime une arrivée des Laurent et Rachid sur les coups de 8h40, je décide de me lever pour sortir les accueillir près de l'arrivée. Il a plu en fin de nuit mais là, ça va. Et il fait jour désormais !

Pendant la nuit, Laurent a continué de bien avancer en passant sur les bases de mon chrono de 8h48 (pour 1 kilomètre de moins et un tout petit peu plus de D+) avant un gros finish, porté par un Rachid en mission pour qu'ils finissent en moins de 9h00 ! Mission largement accomplie avec un chrono final de 8 heures 51 minutes et 52 secondes ! Du coup, à peine en place pour les attendre, je les vois arriver avec beaucoup d'avance par rapport aux prévisions LiveTrail (17 minutes de moins) ! On franchit ensemble, tous les trois, la ligne d'arrivée de cette fameuse SaintéLyon. Médaille, photos, ravito puis repas, tout s'enchaîne bien tandis que Laurent commence physiquement à accuser le coup des efforts consentis, logique vu la perf !

Pour les classements, Laurent est arrivé 590ème à Saint-Genou (67 places gagnées) tandis que Rachid nous permettait d'être 81èmes en relais à 2 (23 places perdues mais c'est normal puisque les autres relayeurs étaient tous frais tandis que Rachid accompagnait Laurent qui avait déjà 34 bornes dans les pattes et gagnait des places en solo). A Soucieu-en-Jarrest, Laurent est passé 584ème (encore 6 places gagnées), Rachid 96ème (15 places perdues). A Chaponost, Laurent a perdu 75 places (659ème) et Rachid 3 places (99ème) mais c'est normal puisqu'ils se sont arrêtés presque 10 minutes à Soucieu pour que Laurent change de chaussettes et panse une ampoule. Enfin, entre Chaponost et Lyon, Laurent a grappillé 6 places pour finir 653ème tandis que Rachid a grignoté 1 place pour nous permettre de finir dans le top 100 des équipes de 2, 98èmes ! 40 places perdues depuis Sainte-Catherine mais nous n'avions aucun objectif si ce n'est d'accompagner Laurent pour sa belle revanche !

Nous accompagnons ensuite Rachid à la gare avant de rentrer avec Laurent dans le TGV de 14h... Arrivés peu avant 16h à Marne-la-Vallée puis mon père passe me chercher à la Gare de Torcy pour finir ce beau week-end express mais bien chargé. On est lundi soir lorsque je boucle ce récit, je suis bien fatigué et prêt pour une deuxième grosse nuit avant la reprise de la course à pied dès demain soir.

[29-30/11/2025] SaintéLyon en relais
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