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Mes expériences sportives

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Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle

Publié par David Gueudet sur 21 Janvier 2026, 19:40pm

Catégories : #COURSE À PIED

[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle

Avec Martin, nous avions très envie de participer aux Lumières de la Muzelle. Nous en avions déjà parlé l'an dernier mais nous ne nous étions pas inscrits à l'édition qui a finalement été annulée. Alors cette fois, début novembre, lorsque les inscriptions ont été ouvertes, nous avons sauté dessus. Nous étions vraiment à l'affût pour ne pas les manquer, d'autant plus qu'entre temps, j'ai découvert les Deux Alpes et l'organisation des 2 Alpes Trail en participant au Défi de la Muzelle au mois de juillet. J'ai adoré !

Pas facile d'embarquer du monde dans l'aventure avec nous pour un week-end express à la montagne. 6 heures de route aller + 6 heures de route retour pour 21 kilomètres nocturnes dans la neige, il faut vraiment en avoir envie ! On finit par motiver Laurent et Arnaud qui s'inscrivent également et voilà la Team SaintéLyon 2023 reformée !

Les semaines passent, la course approche et honnêtement, on ne s'y prépare vraiment pas. Pas de dénivelé, pas de renfo spécifique, improvisation totale, comme souvent. Laurent est en prépa pour l'EcoTrail de Paris donc c'est le seul de nous quatre qui suit une préparation minimale mais pas particulièrement adaptée aux Lumières de la Muzelle.

De mon côté, après deux semaines compliquées fin décembre / début janvier (malade puis gêné genou/cuisse), je me suis rassuré avec quelques footings dans la neige (ce qui n'est pour le coup pas fréquent par chez nous !) et sur les Championnats de Seine-et-Marne de Cross où l'état de forme physique était plutôt bon malgré la fatigue. Une fatigue qui est par contre très présente en ce moment. Du coup, je fais une semaine très soft avec mes trajets vélo habituels pour le boulot et seulement 2 sorties course à pied (14,5 kilomètres de footing mardi en récup du cross avec Arthur et 3x1000 avec Laurent jeudi en 3'45 / 3'44 puis 3'38 pour 14 kilomètres de course au total).

Samedi 17 janvier 2026

Le réveil vers 05h00 pique un peu. Les affaires rassemblées dans mon sac la veille, je me prépare tranquillement avant que Martin ne passe me chercher, vers 6h15. On récupère ensuite Laurent puis Arnaud avant de filer en direction des Alpes. La route se passe très bien grâce à notre super chauffeur Martin (merci à lui de nous avoir évité de conduire le jour de la course !), on arrive dans les temps à la station des Deux Alpes après un trajet qui est passé presque comme une lettre à La Poste (nul ne sait si l'expression perdurera...). L'ambiance est top, on rigole bien !

On se stationne à l'entrée de la station pour ne pas galérer à se garer car on a un peu de marge mais pas énormément non plus. Une fois garés sur un semblant de place (particulièrement enneigé), on retrouve des proches d'Arnaud, un couple, leurs fils et des amis. Parmi eux, un concurrent de la même course que nous (Nathan) et, du coup, 7 accompagnants, rien que ça !

On se prépare à la voiture pour ne partir qu'avec les affaires dont on a besoin pour l'avant-course et la course. Après quelques minutes de marche, on rejoint le Palais des Sports où nous récupérons nos dossards. Ce sera le 1044 pour moi. En cadeau de bienvenue, on est arrivés trop tard pour avoir du saucisson donc ce sera un simple bandeau aux couleurs de la course, sympa quand même.

On se pose ensuite vers le podium car on a encore du temps (on peut emprunter les télécabines jusqu'à 16h40 pour un départ de la course à 17h10). On prend donc le temps de bien se préparer, de se poser un peu, de passer aux toilettes... Quelques questionnements perdurent à quelques minutes du départ.

Pour la tenue, je suis convaincu de partir en short, sans hésitation vu les conditions. 2 ou 3 épaisseurs en haut... Je tranche pour 3 mais un simple tee-shirt à manches courtes, mon maillot à manches longues Kikouroù et le maillot MeGa, pour ne pas avoir trop chaud. Les gants, mais les plus fins. Un buff. La frontale, évidemment. Le sac avec 2 flasks de 250mL d'eau uniquement pour respecter le matériel obligatoire et une flask de 500mL avec une pastille d'électrolytes que je compte boire. De la nourriture que je ne consommerai pas pendant la course sauf en cas de réel besoin. Il y a des ravitaillements et l'effort ne devrait pas être très long (on l'estime à 2h20, 2h30 de course environ). Les chaussettes de la SaintéLyon et mes chaussures Scott aux pieds, c'est assez évident pour moi. Et enfin, le gros sujet... les crampons !

Je ne les ai jamais mis mais je les ai achetés pour nos rando-courses en montagne donc c'est une bonne occasion de les prendre vu que l'organisation les recommande vivement. Mais en même temps, j'aime bien courir juste en chaussures de Trail dans la neige... Sauf que les risques de glissades sont importants malgré la neige fraîche récemment tombée. Je suis perplexe, je me rends compte que mes camarades ont des crampons aux pointes vraiment très petites par rapport aux miennes. Bon, je les prends mais sans certitude de les mettre. Le gros avantage d'avoir les amis d'Arnaud en suiveurs, c'est qu'ils peuvent garder nos affaires pendant la course, ce qui me permet de garder mon pantalon et mon manteau pour l'instant.

Après pas mal d'attente, on a quand même bien envie d'y aller ! On part donc vers 16h00 du Palais des Sports pour marcher quelques centaines de mètres en direction de la télécabine de Super Venosc qui nous emmène directement au départ à près de 2100 mètres d'altitude. La montée se fait rapidement et les paysages sont superbes même si la visibilité est moindre. On ne voit pas tous les sommets alentours mais la montagne enneigée est quand même bien visible !

On arrive là-haut sur les coups de 16h30, le temps de finir de nous préparer tranquillement avant de nous mettre dans notre tenue de course définitive. Je prends la décision de chausser les crampons. Une action bien visible dans un des réels de l'organisation après course, d'ailleurs ! On finit par faire la petite boucle du départ en échauffement, 300 mètres seulement mais qui ne vont pas du tout nous rassurer. J'ai un petit mal de crâne depuis que nous sommes arrivés aux Deux Alpes et un goût de vomi dans la bouche vient s'ajouter tout en nous rendant compte que le parcours est rempli d'obstacles (en particulier des trous dans la neige) avec de la poudreuse qui le rend particulièrement exigeant.

On va en baver, c'est une évidence. La montée est rude, dans le dur et je comprends que j'ai bien fait de chausser les crampons, ils vont bien m'aider même si je n'ai vraiment pas l'habitude de courir avec autant d'accroche. Bon, on est prêts à souffrir, direction la ligne de départ. On se fraie un chemin pour se positionner en deuxième ligne avec Martin. Laurent et Arnaud sont un peu plus en retrait mais plutôt bien placés aussi. L'ambiance monte avec nul autre que Ludo Collet au micro pour nous chauffer avant la course. Mathieu Blanchard rejoint le peloton, c'est dire le niveau de l'adversité. On sait qu'on ne va pas jouer devant face à tous ces montagnards, dans ces conditions et sur un tel parcours. Mais nous sommes joueurs donc on va tout donner pour se faire plaisir et performer à notre niveau.

[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle
[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle
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[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle
[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle

La course

Et c'est parti ! Et avec la promesse d'une giga-bière à gagner pour le premier et la première à l'issue de la petite boucle, ça part évidemment très très fort dans cette première descente ! On se fait un peu enfermer mais on se prend au jeu à dévaler la pente malgré un premier déséquilibre très tôt pour ma part, le pied gauche dans un trou ! Et des chutes, devant, à droite, à gauche, ça commence fort avec de belles gamelles mais nous, on reste bien debout. Derrière moi, Martin filme le début de course donc je ne m'inquiète pas et file devant mais en bas de la descente, il revient comme une bombe et me dépasse avant le virage qui précède la montée.

Je sais qu'il va être très fort, je le sens, il est en très bonne forme en ce moment. Pour autant, je pense pouvoir l'accrocher sur quelques kilomètres et c'est donc mon objectif. J'aimerais le tenir toute la course mais je sens rapidement que ça va être trop compliqué. Je me donne dans la montée qui suit mais ses relances me font bien mal. Le goût de sang dans la bouche en haut de la bosse, cette fois, ça promet. Je vais évidemment devoir calmer un peu le jeu si je ne veux pas exploser.

Une fois la boucle de 300 mètres parcourue, on repasse au milieu des accompagnateurs et des coureurs du 11 kilomètres, la dernière course à s'élancer aujourd'hui, après nous. Plus tôt dans l'après-midi, les coureurs du 42 kilomètres sont partis tout comme ceux qui couraient le 16 kilomètres, course totalement diurne. Pour nous, il fait encore bien jour et on aborde une troisième fois cette fameuse descente courue à l'échauffement et au départ avant de filer en face vers la suite du parcours.

Sur ce type de course, mon point fort, ce sont les descentes. Il faut donc que je profite de mon état de fraîcheur (modéré mais ça va) pour envoyer sur le premier tiers de course qui m'est favorable avant la très grosse montée qui nous attend ensuite. Le problème, c'est que c'est un peu trop roulant et là, c'est clairement en faveur de Martin qui descend aussi très bien, j'ai pu m'en rendre compte sur l'ETC ou le Trail des Celtes, notamment. Je suis un peu plus rapide que lui quand c'est technique ou vraiment raide mais autrement, il allonge tellement sa foulée que je galère à le suivre.

Je suis donc assez vite à la limite du rupteur à m'accrocher à lui mais je ne veux pas me retrouver tout seul aussi tôt dans la course donc je fais l'effort, au moins tant que ça descend. Il donne le rythme, je sers les dents. Dès que c'est un peu plus raide, je reviens et je passe même devant pour prendre un relais et ne pas perdre mon élan. C'est ainsi qu'à un moment, alors que Martin prend à nouveau son téléphone pour filmer, je suis devant lui quand on se prend une grosse bourrasque de vent qui nous envoie de la poudreuse dans le visage. La sensation est très désagréable, on ne voit plus rien et ça pique ! Heureusement, ça ne dure pas longtemps.

Martin reprend ensuite les devants pendant plusieurs kilomètres pendant que la nuit tombe gentiment puis je profite d'une nouvelle pente assez raide pour recoller et passer devant, juste avant le premier ravitaillement, dans la portion appelée "fanzone", au pied des télécabines, où se trouvent les accompagnateurs d'Arnaud qui nous encouragent. J'y croise le regard de François, notamment ! J'ai alors quelques longueurs d'avance sur Martin et sur notre lancée, vu notre début de course, il n'est pas question de s'arrêter au ravitaillement. Heureusement que je ne savais pas ce qu'il y avait car autrement, je crois que j'aurais craqué (entre saucisson, fromage et bonbons... !).

J'entends une remarque d'une spectatrice surprise de me voir en short, ce qui m'amuse un peu même si c'est vraiment 100% normal de l'être dans ces conditions où je ne supporterais pas un pantalon. Je suis alors 27ème (sur 571 engagés, 504 finishers) après 22 minutes et 32 secondes de course pour un peu plus de 5 kilomètres parcourus (dont le 4ème et le 5ème kilomètre à plus de 15km/h). On descend ensuite sur la route pour un court passage bitumé (heureusement pour les crampons) avant d'attaquer une portion plus variée où on enchaîne quelques courtes montées et des relances, majoritairement en descente.

Le début de course s'est super bien passé et est passé très vite mais je sais que le plus dur nous attend et je peine à suivre Martin qui relance fort et double trois gars d'un coup quand il me faut plus de temps pour les remonter et les dépasser. Pourtant, je ne me traîne pas puisque je gagne des places mais Martin vole ! Après un beau faux-plat descendant bien roulant, on arrive à la bifurcation. En face, on file vers l'arrivée. Mais non, il faut d'abord faire toute la boucle que les concurrents du 42km font 3 fois ! Et on attaque ainsi 4,5 kilomètres de montée pour près de 500 mètres de dénivelé positif !

On passe le deuxième point intermédiaire, celui où j'ai du coup mon meilleur classement de la course, 23ème (+4 places) en 33 minutes et 05 secondes.

Après 7,5 kilomètres, c'est vraiment le moment où j'ai besoin de souffler. Martin se retourne, m'attend un peu, me balance un "tu m'avais dit que ce serait tout plat !" alors que la pente est atroce. Je fais l'effort de lui répondre, ce qui le rassure, c'est que je vais bien, il peut donc prendre son envol et ainsi m'abandonner, fort logiquement. On n'a pas le même niveau, aujourd'hui !

Je marche tout le début de la montée et je me fais doubler par de nombreux concurrents. Je sens que ça va être long, très long... Du coup, au bout de quelques minutes, je me force à relancer un peu, surtout qu'on commence à rattraper pas mal de concurrents du 42 qu'on double forcément, même en marchant. Et la partie dure de la piste est très étroite donc pendant toute la montée, doubler signifie passer dans la poudreuse (et ainsi s'enfoncer dans la neige, ce qui est très énergivore) mais je suis motivé donc je le fais volontiers plutôt que de rester derrière les concurrents.

Allez, je relance, j'essaie de courir un maximum pour ne pas mettre trop de temps à monter et je me surprends à me sentir plutôt bien, à courir à un rythme assez régulier sur une pente qui le permet désormais plus facilement. Les pourcentages sont les mêmes pendant plusieurs kilomètres et j'ai de l'énergie, ça fait plaisir. A un moment, on prend un virage à 180° sur la droite où on passe le troisième passage intermédiaire. Je suis 28ème (-5 places) en 56 minutes et 24 secondes. Juste après, on se prend une nouvelle bourrasque de vent bien désagréable, la neige dans la tronche !

Puis, le plus beau panorama de la course à mes yeux, ce passage où on voit parfaitement le long serpent lumineux dans les lacets du dessous, les frontales alignées de tous les concurrents qui se trouvent derrière nous, c'est superbe. A notre niveau, il y a des écarts entre chaque coureur mais plus bas, c'est davantage à la file indienne. Après une portion assez "roulante" (pour de la montée), on arrive dans la dernière partie de la montée, la plus infâme. L'ignoble passage dans la poudreuse tracé "dré dans l'pentu" où on a l'impression de faire du surplace à chercher les traces des autres pour ne pas s'enfoncer de trop. Ici, doubler les concurrents du 42km est une véritable épreuve. Heureusement, sur certaines portions, les passages des concurrents ont créé une sorte d'escalier de neige, plus praticable.

Allez, derniers mètres d'ascension bien pénibles avant de basculer dans la descente. Même si ces derniers hectomètres ont été rudes, la montée dans son ensemble est vraiment bien passée, mieux que ce que j'aurais imaginé. Je me fais quand même déposer par un coureur enguirlandé (dans le sens, plein de guirlandes autour de lui), sur la relance, alors que je reprends de la vitesse tout en ayant besoin de souffler. Il me motive cependant à me remettre rapidement au bon rythme et je sens que j'ai encore l'énergie pour faire une bonne descente.

C'est d'ailleurs la partie la plus facile du parcours avec des passages où la neige est moins molle donc on peut vraiment prendre davantage de vitesse, d'autant plus avec mes crampons qui me permettent de ne pas glisser du tout. Il y a juste ce petit passage en haut où on se prend une troisième fois une tempête de vent dans la tête et celle-ci est clairement la pire, vraiment très désagréable mais encore une fois de très courte durée. On plonge ensuite vraiment dans la descente où je peux à nouveau courir à plus de 14km/h. 

Je profite vraiment bien de la descente jusqu'à la fameuse Fan Zone où j'arrive encore avec beaucoup de vitesse, sous les encouragements des accompagnants ici présents. Tandis que je suis focalisé sur ma course et mon avancée, François me prend en photo à mon passage, merci à lui ! Je suis 32ème (-4 places) en 1 heure 26 minutes et 44 secondes.

[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle

Comme tout à l'heure, je zappe complètement le ravitaillement, il n'est vraiment pas question pour moi de m'y arrêter car je me sens encore très bien, je n'ai pas besoin de m'alimenter et je veux poursuivre sur ma dynamique, ayant tout donné pendant plus de 15 kilomètres ! Mon seul ravitaillement de la course aura été mon demi-litre d'eau avec la pastille d'électrolytes consommé avant le départ et pendant la course.

On redescend sur la route et j'attaque déterminé toute la partie plus vallonnée où je vais quand même aller un peu moins vite qu'au premier passage (10 minutes 33 entre les deux points chronométriques en début de course, 11 minutes 29 désormais) mais il faut dire que j'ai quelques bornes en plus dans les pattes, du D+ et du D- emmagasinés, de la fatigue accumulée et en plus, il faut désormais slalomer entre tous les concurrents du 11km que l'on rattrape !

Dans l'ensemble, ça se passe plutôt bien mais nous n'allons pas à la même vitesse et il faut passer du côté droit au côté gauche (et inversement) du sentier pour doubler et donc à chaque fois, il faut négocier le petit passage dans la poudreuse, là où personne (ou presque) ne passe et ne pas prendre de risques, ni pour nous, ni pour les autres. On passe le tunnel éclairé, une zone avec un peu d'animation lumineuse colorée et la photographe (qui ne m'a malheureusement pas photographié !).

On arrive à la fameuse bifurcation où, cette fois, il n'est pas question de prendre à gauche pour gravir une deuxième fois la montée (ils sont vraiment fous les marathoniens du jour !) mais je file évidemment vers l'arrivée, bien conscient qu'il faut profiter de la descente avant les deux dernières montées du parcours ! Je suis 30ème (+2 places) en 1 heure 38 minutes et 13 secondes.

A ce moment-là, je pourrais presque espérer finir en moins de 2 heures, ce qui serait absolument fou vu mes espérances d'avant-course (le sub 2h30 était déjà un bel objectif !). Sauf que la fin de course est tout sauf une promenade de santé et je ne vais pas mettre moins de 22 minutes à parcourir les 4 kilomètres restants ! Je suis toujours en chasse derrière le fameux coureur enguirlandé que j'ai rattrapé sur certaines portions mais qui ne se laisse pas faire ! C'est dans la première des deux dernières montées que je parviens à faire la jonction, après avoir à nouveau bien slalomé au milieu des concurrents du 11km.

On échange quelques mots, je lance la discussion en disant quelque chose du genre "elle fait mal celle-là" en parlant de la montée bien casse-pattes qu'on vient de se manger et en ajoutant "plus qu'une, d'après ce que j'ai vu" et il me répond que oui mais qu'on va y trouver de beaux pourcentages en plus avant de me dire "bonne fin de course" ou quelque chose de ce style. Je lui réponds alors qu'on va à mon avis très vite se revoir avant de bien relancer dans la courte portion descendante qui suit.

La fin de course approche et je sens que j'ai vraiment fait une très bonne course. Je n'ai aucune idée de mon classement mais il me semble qu'il est très correct quand je m'attendais à me battre pour un top 100 vu le niveau des gars qui courent aux Deux Alpes en général. Souvent des coureurs du coin, une majorité de traileurs des Alpes habitués à ces dénivelés et à ce type de terrain. A coté, on est des rigolos de parisiens... mais on se défend avec nos armes et dès que c'est roulant, on ne se défend pas trop mal j'ai l'impression !

Il est ensuite temps d'affronter l'ultime montée, celle qui t'emmène du bas de la station jusqu'en surplomb du centre où se fait l'arrivée de la course. On reprend presque 150 mètres de dénivelé positif en à peine plus d'un kilomètre. Je bute un peu sur les premières pentes mais je continue de doubler beaucoup de monde puisque tout le monde est bien séché par la montée. Cette ultime bosse fait vraiment mal, elle calme si près de l'arrivée. L'enguirlandé me rattrape et me double en me souhaitant bon courage quand je lui réponds que je n'ai plus envie de courir en montée. Pour autant, je me force à trottiner dès que la pente s'adoucit, au mental.

Je bascule en haut de la montée juste derrière mon adversaire qui relance très très fort dans la descente alors que je le poursuis à grandes enjambées. J'aurais aimé finir avec lui et je fais l'effort pour mais j'accuse un peu trop de retard. Et lorsque le tracé m'est vraiment plus favorable avec un finish plat, je peux espérer revenir mais mes espoirs sont douchés par ce concurrent (probablement du 42km) qui prend avec lui ses deux enfants et occupe ainsi toute la largeur du chemin au moment où on doit passer entre deux grosses pierres. C'est anecdotique mais cela me ralentit et m'empêche de finir avec la vitesse que j'avais réussi à conserver à l'issue de la descente où on a bien envoyé.

Je franchis l'arche d'arrivée en 29ème position (+1 place) en 2 heures 04 minutes et 41 secondes. Que ce soit le chrono ou le classement, c'est largement mieux que ce que j'aurais pu imaginer. J'ai vécu une course incroyable ! Quel plaisir d'avoir ces sensations sur une course aussi difficile, dans la neige, après une journée sur la route !

Et que dire de Martin qui a conduit toute la journée et qui vient prendre une superbe 22ème place en moins de 2h01 ! Laurent finit 15 minutes après moi, dans le top 100 et Arnaud est 5 minutes derrière. Ils ont réalisé une très belle course aussi malgré un final dans la souffrance. 4ème et 5ème de leur catégorie (M3) ! Et Nathan termine 10 minutes après Arnaud.

Avec Martin, on traîne un peu dans l'aire d'arrivée où il est assez difficile de suivre ce qu'il se passe avec le monde présent et quand on se décide à aller se mettre au chaud dans le gymnase, on croise les proches d'Arnaud qui nous disent qu'il devrait arriver très bientôt. On reste donc encore un peu pour assister aux arrivées de Laurent et Arnaud tandis que j'ai pu récupérer mon manteau (encore merci François !) et on finit par se diriger vers le Palais des Sports où on se pose au milieu de la foule. Certains profitent de leur bière de finisher tandis que je finis par aller prendre une part de pizza en allant chercher un peu de coca mais rien de plus, un peu dégoûté par l'attitude des coureurs qui sautent sur le ravito d'arrivée comme s'ils n'avaient pas mangé depuis plusieurs jours alors qu'ils viennent de courir 11 kilomètres (même si toute performance n'est pas à négliger !).

[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle
[17/01/2026] Les Lumières de la Muzelle

Ensuite, on retourne tranquillement à la voiture pour nous changer avant de profiter d'un super resto tous ensemble (une belle tablée de 12 personnes). Et que ça fait du bien ! Une bonne boîte chaude et un bon dessert avant de redescendre à l'hôtel à Bourg d'Oisans pour la suite des péripéties (avec une sombre histoire de chambre occupée par quelqu'un d'autre pour les pauvres Arnaud et Laurent qui ont dû attendre encore plusieurs dizaines de minutes avant de pouvoir se doucher et se coucher !

Dimanche, on n'a pas vraiment le temps de profiter des paysages de montagne, il ne faut pas trop traîner pour rentrer car on bosse tous lundi ! De retour chez nous vers 17h30 après un sacré week-end et encore une fois, Martin a assuré tout le trajet, un grand grand merci à lui grâce à qui on a pu vraiment se reposer même si, on ne va pas se le cacher, un tel trajet en voiture n'est pas l'idéal pour bien récupérer après un tel effort. C'est peu dire que le lendemain, nous étions tous bien cassés, courbaturés +++ des membres inférieurs !

En tout cas, vivement la prochaine ! Nul doute que si nous le pouvons, nous serons de nouveau de l'aventure l'an prochain... Et moi, je reviens aux Deux Alpes en juillet pour le Défi de la Muzelle !

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