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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[23/02/2020] Trail de l'Aubetin

Publié par David Gueudet sur 25 Février 2020, 21:05pm

Catégories : #COURSE À PIED

[23/02/2020] Trail de l'Aubetin

A 3 semaines de l'Eco Trail de Paris, je me teste comme souvent sur d'autres épreuves, en guise de sorties longues. Plutôt que d'aller me faire des kilomètres en solitaire, je préfère porter un dossard. Fin février, il n'y a pas énormément de possibilités mais le Trail de l'Aubetin est idéal, à moins de 40 minutes de la maison et une valeur sûre puisque j'y ai participé l'an dernier et ai apprécié cette course au prix très abordable. On ne sait jamais vraiment les distances des courses qui ont lieu à Saint-Augustin mais en tout cas, je m'inscris au plus long, le Trail annoncé à 28 kilomètres (plutôt 29 en 2019).

Mine de rien, c'est déjà mon dixième dossard de l'année, je n'ai jamais fait autant de courses après seulement deux mois. La veille de la course, je profite de ne pas travailler le samedi pour aller me faire une sortie de VTT en forêt sur les chemins que l'on empruntait avec mes parents il y a quelques années. 37 kilomètres pour faire tourner les jambes avant de me poser devant les épreuves des Championnats du Monde de Biathlon et profiter du superbe relais masculin français !

Dimanche 23 février 2020

Ce dimanche matin, je pars sur les coups de 7h45 en direction de Saint-Augustin, tout près de Coulommiers en Seine-et-Marne. J'arrive sur place peu avant 8h30 où je stationne sans soucis car un grand espace d'herbe est réservé pour un parking surveillé par l'organisation de la course. Quand je sors de la voiture, je ressens directement le vent et crains qu'il soit bien gênant ce matin. Il fait relativement doux mais le vent refroidit l'atmosphère et il fait bien gris mais il ne pleut pas.

Je rejoins la salle où sont remis les dossards. Je regarde d'abord bien sur le tableau où sont recensés tous les noms des inscrits aux différentes épreuves pour connaître mon numéro de dossard afin de le récupérer facilement. Ce sera le 775. Je suis un poil agacé par ceux qui ne connaissent pas le leur devant moi alors que la consigne est de venir aux tables de retrait avec mais ce n'est pas grand chose et je croise Arnaud qui fait aussi le 28km. Je récupère mon dossard, le gobelet qui va avec et file me préparer.

Des connaissances, je vais en croiser un paquet ce matin, des coureurs de l'USTA licenciés au Torcy Triathlon venus en nombre sur les quatre distances, quelques coureurs de FunRun aussi, Eric encore une fois, Vincent et Cyril comme bien souvent, Clément et Augustin parmi les kikoureurs même si je ne vais même pas voir ce dernier... Il y a foule pour cette édition d'une course pourtant organisée assez simplement dans un petit village. La preuve d'un intérêt certain des coureurs pour ce type d'épreuves.

Le soucis en revanche, c'est que du coup, l'organisation est un peu dépassée par les événements avec tous ces inscrits, les soucis météorologiques (zones très humides, troncs tombés à cause du vent) et tout ce qui en découle. D'autant que les horaires de départ des épreuves ne sont pas respectés donc cela se fait un peu à l'arrache avec un départ commun pour les 4 distances (!) : 9, 12, 20 et 28 kilomètres.

Par contre, j'en parle dès à présent car je tiens à le souligner : super balisage, très chouettes parcours et bénévoles au top du top. Un grand coup de chapeau à l'orga !

La course

Nous sommes environ 800 au départ dont 1/4 engagés sur la distance la plus longue. Difficile de se situer au milieu de tout ce monde avec des coureurs engagés sur des formats bien plus courts donc je ne m'affole pas, je pars à bon rythme mais je préfère éviter de m'emballer et de me cramer donc je ne suis pas les connaissances qui sont devant moi dont Alex de l'USTA que je laisse filer.

Malgré un réveil difficile, les sensations sont très bonnes sur ce départ donc je suis très méfiant car je sais que la course sera longue et que j'ai beaucoup subi les derniers kilomètres l'an passé. C'est un parcours sympa avec quelques montées mais il faut beaucoup courir donc la gestion de la vitesse a vraiment son importance pour garder du jus pour la deuxième partie.

On commence par une boucle d'un kilomètre à Saint-Augustin qui permet de bien étirer le peloton. Du bitume avant d'aller en direction des chemins ! Je déroule tranquillement, très à l'aise malgré le changement de tenue par rapport aux courses de début d'année. Finie l'utilisation des pointes ou des chaussures de route. Place aux chaussures de Trail, évidemment. Et qui dit plus longue distance dit davantage de matériel donc je pars équipé de mon sac de Trail.

Et j'ai connu une mésaventure au moment de me préparer. J'avais pris toutes mes affaires pour aller chez Julie samedi soir et au moment de remplir ma poche à eau ce dimanche matin, pas moyen de retrouver le système qui permet de la refermer... Il a donc fallu en urgence que j'emprunte la poche à eau du sac de Julie et la remplir d'un litre d'eau. Heureusement, elle a parfaitement fait l'affaire ! Mais en plus, je suis obligé de prendre une poche à eau car les flasks ne me conviennent pas pour la course. En effet, celle de droite surtout me compresse au niveau des côtes et j'ai systématiquement une gêne pendant ou après utilisation de celle-ci.

Dans mon sac, j'ai également pris quelques pâtes de fruit et une pâte d'amande. Pour la tenue, je porte un tee-shirt à manches longues, un à manches courtes et j'ai un coupe-vent dans le sac au cas où mais je n'en aurai pas besoin. Casquette Kikouroù rouge sur la tête, montre au poignet, gants aux mains et cuissard court en bas. Et pour les chaussures de Trail, ce sont bien sûr les Kalenji Kiprun XT7.

Photos par l'orga

Photos par l'orga

 

Allez, c'est parti pour une grosse vingtaine de kilomètres aux alentours de Saint-Augustin ! On part vers le Sud en direction de Saints par les chemins pour aller en direction de l'Aubetin que l'on va ensuite longer des deux côtés pendant un bon moment. Du coup, sur ce début de course, l'avantage, c'est qu'on peut difficilement être seul. Je me retrouve longtemps aux côtés de coureurs de Torcy Triathlon ou bien d'une féminine, semble-t-il la première du peloton à ce moment.

Pas grand chose à raconter sur ces premiers kilomètres puisque tout va bien mais je gère tranquillement ma course. Je suis quand même bien à la peine dès que cela monte mais il y a peu de difficultés pour l'instant. En revanche, je me sens très à l'aise sur le plat où je ressens véritablement une progression. Et évidemment, je prends toujours autant de plaisir en descente.

Vers le septième kilomètre, je rattrape une connaissance, Julien, de Torcy Tri également et licencié à l'USTA. En reprise, engagé sur le 12km, il est dans le dur. On s'encourage mutuellement. Un peu plus loin, c'est la bifurcation avec les concurrents du 9km qui abordent déjà le final de leur course. Pour nous, ça continue.

Plus tard, il en sera de même vers le dixième kilomètre pour la bifurcation avec ceux du 12. Entre temps, il y a eu un ravitaillement, un des quatre du long parcours mais je ne vais m'arrêter à aucun ravitaillement de toute la course, préférant rester sur ma dynamique et ne pas me stopper. Je fais donc ma course en totale auto-suffisance, m'alimentant de deux pâtes de fruit à l'occasion de montées pendant la deuxième moitié de course et m'hydratant occasionnellement grâce à la poche à eau.

Je me régale sur les portions un peu plus étroites où on longe l'Aubetin. On croise à un moment des coureurs qui sont devant nous avant, du coup, de croiser ceux qui sont derrière un peu plus tard, quand nous passons de l'autre côté de la rive. Le parcours est vraiment sympa même s'il est très roulant sur les deux premiers tiers, à l'exception de quelques montées bien sévères dont une réservée exclusivement au 28km !

En effet, dans une ligne droite, une bifurcation nous fait prendre à droite quand les concurrents du 20km continuent tout droit. En fait, on grimpe juste en haut d'une belle pente avant de redescendre directement via un passage assez glissant où je suis davantage à mon aise que le concurrent qui me devance. Une fois en bas, on retrouve directement le parcours du 20, à seulement quelques mètres de là où nous avons tourné précédemment. C'est donc l'occasion de dépasser quelques concurrents du 20 qui étaient jusque-là derrière nous.

Plus loin, c'est pour une plus grande boucle que nous nous séparons. On prend sur la gauche tandis que ceux du 20 partent à droite en nous souhaitant bonne chance. Ce que j'ignore complètement pendant la course, c'est que vers le quinzième kilomètre, Alex est à l'arrêt à l'écart du parcours pour satisfaire une envie bien spécifique et il me voit passer tandis que je pense toujours qu'il est devant moi. Avançant toujours bien, je vais m'imaginer un moment être potentiellement capable de le rattraper s'il connaît un coup de mou alors qu'en fait, je suis désormais devant lui...

Et je sais en revanche que Clément est bien derrière et m'imagine en revanche qu'il soit capable de revenir de l'arrière et de me rattraper à tout moment, sachant qu'il est normalement bien plus performant que moi sur ce type d'épreuve. Mais nous n'avons pas le même forme actuellement, lui n'étant pas vraiment très entraîné et préoccupé par la course à pied ces derniers temps.

Jusqu'au vingtième kilomètre environ, je vis une course quasi parfaite, avançant régulièrement à un bon rythme et étant très en jambes, facile dans l'effort sauf dans les montées, que je marche désormais. Sauf à un moment où je me sens vraiment bien et où je suis un concurrent avec qui je fais le yo-yo depuis un moment. L'ayant vu s'arrêter en haut d'une difficulté précédemment et alors qu'on dépasse gaiement des concurrents du 20km puisque nous avons retrouvé le parcours commun aux deux épreuves, je lui demande s'il s'est fait mal.

Il me confirme qu'il s'est tordu la cheville au cinquième kilomètre, qu'il continue car elle n'a pas gonflé mais que cela tire quand même. Mais il avance bien pour autant le bougre, on se tire gentiment la bourre quelques temps avant que je ne le laisse filer pour ne pas m'emballer car il reste quelques kilomètres à tenir et je sens bien que le coup de mou approche progressivement. Les jambes sont un peu plus lourdes et les difficultés de plus en plus difficiles à avaler.

Ce sont vraiment les 5 ou 6 derniers kilomètres qui vont être plus rudes, à cause de la fatigue mais aussi du parcours, plus exigeant. Il y a davantage de montées et descentes, jamais longues mais plus nombreuses et surtout, bien plus de boue par moment et cette gadoue commence à être bien usante. Je subis davantage les kilomètres et serre un peu plus les dents. Par contre, on continue de doubler du monde et je garde un classement très correct sur le 28km puisque peu me rattrape tandis que j'en double quelques-uns.

Une particularité, c'est que je redouble désormais des personnes que nous avions déjà dépassé précédemment avant de bifurquer à nouveau au niveau d'une difficulté réservée au 28km. Ce sont pas mal de concurrents du 20 qui marchent beaucoup sur cette fin de parcours que j'ai à dépasser une seconde fois, mais très certainement un peu moins vite que la première fois.

Je tiens bon cependant, continue de zapper les ravitaillements, apprécie les encouragements des bénévoles et je file gentiment vers l'arrivée qui arrivera plus tôt que prévu. En effet, le parcours a été un peu modifié en dernière minute pour éviter une zone à risque et pour ne pas envoyer près de 1000 coureurs dans un passage sûrement assez étroit qui aurait généré des bouchons en début de course. Du coup, nous n'avons pas 28 ni 29 kilomètres comme l'on pouvait s'y attendre mais plutôt 27.

[23/02/2020] Trail de l'Aubetin[23/02/2020] Trail de l'Aubetin

A 400 mètres de l'arrivée, l'organisation nous a réservé une surprise : un passage dans un ruisseau sur une centaine de mètres, de quoi bien se mouiller les pieds ! Et oups que l'eau est fraîche !! J'aurais aimé aller un peu plus vite ici pour éviter de me geler les pieds mais c'est étroit, je suis un peu bloqué par des concurrents du 20 qui vont moins vite que moi. Tant pis, c'est la fin de course, je patiente pour dépasser en évitant de trop éclabousser les autres. Je relance vers la fin du ruisseau mais ce n'est pas facile de redémarrer avec les chaussures bien plus lourdes mais pas vraiment lavées pour autant vu que l'on repasse dans la boue juste après.

On retrouve ensuite le bitume pour les dernières dizaines de mètres, je finis avec une bonne foulée relâchée, après avoir tapé dans la main d'Antonio de FunRun présent dans la dernière ligne droite. Ce n'est qu'une fois l'arrivée franchie que j'apprends qu'Alex n'est pas encore arrivé, d'après Pauline (2ème féminine sur le 20km, un des deux podiums pour l'USTA avec la 2ème place au scratch de Hugo sur le 9km juste devant Cyril).

Clément finit 5 minutes après moi suivi de près par Alex, 2 minutes plus tard. 7 minutes nous séparent à l'arrivée mais seulement 1 en temps réel en retirant le temps de "pause" d'Alex pendant la course... On aurait pu courir ensemble du coup, même s'il a été bien plus rapide que moi pendant 14 kilomètres mais a eu du mal à relancer après son arrêt.

Je suis 28ème au classement sur 202 arrivants en 2 heures 21 minutes et 57 secondes soit une moyenne de plus de 11 km/h sur ce parcours, ce qui me satisfait pleinement. Pas de secret, j'ai du mal à encaisser le dénivelé positif car j'ai très peu bossé les montées en ce début d'année mais je suis très content de mon niveau sur le plat. Pourvu que cela se confirme à l'Eco Trail et que je parvienne à bien gérer ma course en ne partant pas trop vite sur les 20 premiers kilomètres roulants de cette course de 80 kilomètres qui va très vite arriver. D'ici là, je serai sur la Course des 3 Pignons dimanche prochain et les 10km de Magny-le-Hongre le dimanche suivant.

Photo par Marie

Photo par Marie

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