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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines

Publié par David Gueudet sur 30 Septembre 2018, 19:34pm

Catégories : #TRIATHLON

[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines

Il y a un an, je participais à mon premier Triathlon, sur le format S, en individuel, à l'Ile de Loisirs de Jablines-Annet. Très satisfait de cette expérience mais, conscient que, sans préparation en natation, le passage au format supérieur ne pourra pas se faire, j'y reviens cette année dans la formule par équipes, en relais. Du coup, Julie et moi nous inscrivons sur l'épreuve de format M. Cadette, Julie ne peut prendre part qu'à une seule épreuve donc elle disputera la première partie : 1 kilomètre de natation. De mon côté, je poursuivrai donc avec 22 kilomètres de VTT et 8 kilomètres de course à pied. Un semblant de Duathlon donc (mais sans la course à pied du début).

En amont du triathlon, de retour des vacances à la montagne (agrémentées de randonnées et courses avec dénivelé), j'enchaîne 3 courses à pied en 3 semaines en septembre pour travailler la vitesse et l'endurance : deux 10km puis un semi-marathon. Les résultats sont satisfaisants, la forme est bonne. Je fais pas mal de VTT en parallèle pour mes trajets boulot. En revanche, pas beaucoup de piscine, heureusement que je n'ai pas la natation à gérer cette année vue les difficultés rencontrées sur cette épreuve l'an passé. En revanche, je m'étais régalé sur le vélo et en course donc je suis ravi d'augmenter les distances.

La semaine qui précède le Triathlon, je chope un bon rhume. Les journées de jeudi et vendredi ne sont pas idéales, j'ai le nez bien pris et je tousse beaucoup. Cela va mieux samedi, je suis confiant et surtout motivé pour dimanche. Pour Julie, l'inquiétude de dernier instant est différente : la combinaison néoprène va-t-elle être rendue obligatoire par une température de l'eau inférieure à 16 degrés ? Les matinées sont fraîches, nous le craignons. Par sécurité, achat d'une combinaison la veille de la course, samedi après-midi !

Dimanche 30 septembre 2018

Nous arrivons à la Base de Jablines vers 8h15 pour un départ de la course prévu à 9h30. Nous allons directement récupérer les dossards et le matériel fourni avec. Notre équipe nommée "les kikous badistes" en référence à Kikouroù et à notre discipline de prédilection (Badminton) portera le numéro 373 ! Julie récupère le bonnet de bain vert foncé (la couleur uniquement pour les relais) et la puce (qui servira de témoin pour le passage de relais) et part enfiler sa combinaison. Finalement, l'eau est annoncée à 21 degrés donc pas d'obligation d'en porter une mais il fait frais ce matin, nul doute que ce sera un plus.

De mon côté, je reste pour l'instant bien couvert car j'ai bien froid ! Je colle l'étiquette dossard sur la tige de mon vélo. J'ai investi il y a 10 jours dans un VTT tout neuf, un Rockrider 540, un modèle au-dessus de celui que je possédais jusque-là et avec lequel j'ai beaucoup roulé en un peu moins de 4 ans. Pendant l'épreuve, je serai vêtu de mon cuissard double fonction également récemment acheté et testé sur mes courses de septembre. J'en suis très satisfait. En haut, ce sera un tee-shirt et mon sweat Kikouroù car j'ai peur d'avoir froid même s'il y a aujourd'hui beaucoup moins de vent que pendant la semaine.

Contrairement à l'an dernier, je mets aussi des gants pour le vélo et je serai évidemment équipé d'un casque, matériel obligatoire. Aux pieds, je chausse mes Kalenji Kiprun Fast. Sur ce VTT, je n'ai pas de cales-pieds mais les chaussures ne devraient pas trop glisser sur les pédales, je suis plutôt confiant. Je me suis ré-habitué aux pédales sans cales sur mes sorties vélo de la semaine.

Nous rejoignons ensuite le parc à vélos pour nous installer, finir de nous préparer et assister au briefing avant de partir en direction de la plage, en laissant nos affaires à la consigne. L'air est encore très frais alors que le départ est imminent. C'est parti pour notre première course en équipe avec Julie et son premier dossard sur un triathlon ! Pas de pression, nous n'avons aucun objectif. Il faut juste que Julie finisse avant 40 minutes (barrière horaire) et que je n'ai ensuite pas d'ennui mécanique ou physique afin que nous soyons finishers.

La course

Partie 1 : Natation (1000 mètres)

Dans un premier temps, ce ne sont que les concurrents masculins individuels qui s'élancent. Un impressionnant peloton entre dans l'eau et commence à s'étirer au loin vers les bouées rouges. Les nageurs ont deux boucles à faire avec un retour sur la plage par une sortie à l'australienne vers le milieu de la course. Ce n'est que 3 minutes plus tard que le départ est donné pour les féminines individuelles et les relais. Un groupe nettement moins dense sur cette distance (alors qu'il est bien plus conséquent sur le S).

Au milieu de ce groupe, en deuxième ligne au moment du coup de sifflet, Julie est facilement reconnaissable pour moi avec son bonnet vert foncé et sa combinaison sans manches. Elle s'élance relativement vite, trop vite. Je le vois, son départ est bien trop rapide. Malheureusement, elle le paiera cash en ayant de grosses difficultés pour retrouver sa respiration dans toute la première ligne droite, jusqu'à la première bouée rouge.

Ensuite, virage à gauche vers une deuxième bouée rouge avant de revenir vers la plage. J'ai le temps de voir passer tous les concurrents qui précèdent Julie. Dans un premier temps, pas d'inquiétude, je suis spectateur du passage de tous les concurrents de tête aux bonnets verts clairs (individuels hommes) puis les premiers bonnets bleus (individuelles femmes) et verts foncés (relais) apparaissent. Je ne visualise pas du tout Julie, pas même au loin.

Je ne peux pas la rater, les concurrents passent tout près de nous, en contre-bas avant de repartir dans l'eau, au même endroit qu'au départ. Je vois passer énormément de nageurs avant d'enfin apercevoir Julie, au loin. Je reconnais sa nage qui semble pourtant relativement efficace. Cela va mieux sur cette fin de boucle mais c'est le début de course qui a été très compliqué. Elle est très loin au classement mais l'essentiel est qu'elle gère désormais sa course pour simplement arriver dans les temps.

Julie sort de l'eau, trottine et repart tranquillement dans l'eau, sans affolement. Elle reprend un rythme très correct en direction de la bouée jaune désormais. Elle assure bien cette deuxième boucle même si les écarts sont très importants avec tous ceux que je vois défiler devant moi en attendant son arrivée. Julie revient et franchit la deuxième bouée jaune. Je parviens à l'identifier d'assez loin grâce à sa combinaison sans manches et car elle est un peu à l'écart des autres. Elle rejoint la plage et j'attends qu'elle soit à ma hauteur pour commencer à courir à ses côtés. Nous entrons dans le parc à vélos.

Photo par Olivier Blanchard

Photo par Olivier Blanchard

Partie 2 : VTT (22 kilomètres)

1ère boucle

Tandis que je récupère mon vélo, Julie retire sa puce et l'attache à ma cheville gauche. J'ai gardé mon casque avec la jugulaire attachée pour être sur de ne pas oublier et j'avais déjà mon dossard dans le dos, prêt à partir. Je n'ai donc plus qu'à commencer à courir à côté de mon vélo pour sortir du parc. Je connais bien le règlement, je sais que nous devons attendre de franchir la ligne blanche où sont positionnés les arbitres avant de monter sur nos vélos. Malheureusement, le concurrent à côté de moi n'est semble-t-il pas au courant. Les arbitres ne manquent pas de le rappeler à l'ordre et de le faire descendre de son vélo. Je repars nettement plus vite que lui, du coup.

D'après le tableau des temps intermédiaires, Julie a mis 28 minutes et 21 secondes pour la partie Natation et nous avons mis 3 minutes et 6 secondes pour la transition (ce dernier temps me paraissant étrangement élevé). Je débute donc la partie VTT après 31 minutes et 27 secondes de course.

Tout frais, j'attaque la boucle de vélo plein d'énergie et de motivation. J'ai du monde à rattraper devant moi ! Il y a peu d'individuels derrière nous et nous sommes en dernière position des relais puisque lorsque j'ai pris mon vélo, il n'y en avait plus du tout dans la rangée des équipes. Ce n'est pas grave, l'essentiel, c'est que j'ai pu partir. Maintenant, j'espère juste ne pas avoir de crevaison sur le parcours ! C'est toujours la dépendance au matériel qui m'inquiète le plus dans ces disciplines.

Je ne m'en souvenais pas mais c'est le début du parcours qui est le plus technique et potentiellement dangereux. C'est dans les premiers kilomètres que nous franchissons les principales difficultés et que nous avons le terrain le moins roulant. Avec la prise de vitesse, les premiers virages ne sont pas évidents à gérer. Je m'applique à bien dépasser les cyclistes que je rattrape avant les portions plus étroites ou moins dégagées.

A chaque fois, c'est le même rituel. Je recolle et je dépasse après avoir annoncé de la manière la plus audible possible par où je comptais passer. Souvent à gauche, parfois à droite, selon le positionnement des concurrents. J'ai toujours la voix un peu cassée car je suis enrhumé mais j'arrive à me faire entendre. Et surtout, je ne manque pas de remercier chaque cycliste que je dépasse car j'apprécierais cela de la part de concurrents me dépassant.

Un premier virage en descente nous oblige à être bien prudents puis nous progressons sur un terrain relativement instable, dans l'herbe, avec beaucoup de trous. Il y a quelques passages comme ça sur le parcours, tout sauf agréable. Ils sont assez crispants et usants. Cela me crispe au niveau des doigts, c'est rude mais j'avance plutôt bien quand même.

De manière générale, je suis nettement plus efficace que les concurrents que je rattrape dans toutes les portions plus techniques. Sur les relances, j'avance plus vite également mais j'en profite souvent pour souffler un peu. Je mets beaucoup d'énergie sur le vélo car je sais que c'est l'effort le plus long de l'épreuve donc potentiellement celui grâce auquel je peux reprendre le plus de personnes. Je suis à l'aise, je me régale ! Mais je serre les dents et je ne traîne pas en chemin.

Deux passages moins évidents sont ensuite à passer avec d'abord une belle bosse bien raide que certains passent déjà à pied à côté du vélo. De mon côté, je joue avec les vitesses mais il est hors de question que je m'arrête. Allez, je me mets en danseuse pour la fin de la côte ! Puis, nous enchaînons une descente dans l'herbe enchaînée d'un virage à 90°C avant un nouveau virage à 90°C peu espacé du précédent pour remonter la pente avec peu d'élan. Là aussi, en danseuse et il faut jouer avec les vitesses !

Allez, on attaque la partie la plus roulante du parcours. Quelques faux-plats mais globalement, c'est assez plat. Quelques virages serrés rendent le tracé plus sympa mais sinon, ce sont des lignes droites sur des terrains variés (herbe, chemin assez large, un tout petit peu de bitume à un moment, ...). Et vers la mi-boucle, nous parcourons quelques chemins monotrace où le dépassement n'est malheureusement pas possible. Ces chemins sont souvent à proximité du lac. Je me retrouve bloqué à plusieurs reprises derrière un ou plusieurs concurrents avançant nettement moins vite que moi. Mais c'est le jeu ! Cela me permet de reprendre un peu mon souffle avant de ré-attaquer fort dès que je les double. En plus, lorsqu'ils se rendent compte qu'ils nous ralentissent, les concurrents essaient souvent de remettre un peu plus de rythme ou au moins de maintenir l'allure.

En général, après ces passages, j'effectue une grosse accélération pour ne pas gêner les concurrents que je dépasse et pour recoller sur ceux qui ont du coup pas mal d'avance vu que j'ai été bloqué. Les écarts sont souvent assez conséquents mais je rattrape beaucoup de monde. C'est très motivant pour moi même si ce sont souvent des coureurs qui ont fait l'épreuve de natation avant et qui ne sont pas des experts en VTT, loin de là.

La première boucle passe très vite. Il a fallu que je fasse pas mal d'efforts pour revenir sur les petits groupes de concurrents mais je commence à retrouver un peu plus de densité. Je reviens sur le coeur du peloton. Sur ces 11 premiers kilomètres, j'ai mis pas mal de rythme et j'ai pu jauger le terrain, ce qui est pratique car nous avons une deuxième fois la boucle à parcourir. En fin de tour, je me fais dépasser pour la première fois depuis que je me suis élancé mais... pas d'inquiétude, la véritable fusée qui vient de passer n'est autre que le leader de la course... Du très costaud ! Sa vitesse dans ce faux-plat descendant est impressionnante. Dans la foulée, je dépasse un à un les 6 ou 7 cyclistes qui me devançaient.

Photo par Olivier Blanchard

Photo par Olivier Blanchard

2ème boucle

C'est parti pour le deuxième tour ! Déjà ? C'est franchement ce que je me dis. J'aperçois Julie sur le côté et je repars à toute vitesse sur le terrain sur lequel nous avons déjà roulé lors du premier tour. Au début, les quelques passages techniques et assez exigeants où certains sont à la peine. Je n'ai plus la fraîcheur que j'avais 30 minutes auparavant mais je passe tout sans difficulté.

Sur cette deuxième boucle, je m'hydrate un peu. Je n'ai pas soif mais je sais qu'il est important de bien boire. Sauf que j'ai peu l'occasion de le faire car je suis très concentré sur ma progression. Lorsque c'est roulant, je relance autant que possible et ce n'est pas lorsque c'est technique que je peux boire.

Je me sens vraiment en forme. En revanche, j'ai les doigts vraiment crispés sur le guidon à cause des secousses dans les passages pleins de trous et je ressens une douleur dans le dos. Elle ne me gêne pas et n'est liée qu'à la position sur le vélo mais ce n'est pas agréable. Dans les portions roulantes, je continue ma partie de pac-man permanente en reprenant encore beaucoup de cyclistes. Il y en a parfois qui n'avancent vraiment pas vite à mes yeux, c'est assez surprenant. Mais désormais, il y en a aussi qui progressent à allure très correcte. Du coup, je fais l'effort de revenir progressivement avant de les dépasser en gérant mon effort.

Sur l'ensemble des deux tours de vélo, je croise 3 malheureux concurrents arrêtés sur le côté et occupés à réparer quelque chose. Pour deux d'entre eux, c'est assurément une crevaison tandis qu'un autre semble plutôt avoir de la casse sur son VTT. 

Dans une portion un peu technique, je revient sur un concurrent. Je le dépasse à un endroit plus roulant mais je sens qu'il essaie de s'accrocher. Au final, il repasse devant à toute vitesse dans un faux-plat descendant en dépassant par la droite sans trop prévenir. Je m'écarte juste derrière lui pour prendre sa roue en prenant bien soin de prévenir ceux que je dépasse par contre. Je suis son accélération mais, dès que cela redevient plat ou un peu plus technique, il semble en difficulté pour changer de vitesse ! Je me retrouve bloqué derrière lui au moment où il dépasse un autre gars, c'est malin ! Je me fais un plaisir de le redoubler sans lui laisser la moindre chance de s'accrocher.

Un peu plus loin, dans le léger faux-plat en bitume, après avoir dépassé plusieurs concurrents, je sens que l'un d'eux revient et est sur le point de me reprendre car je profite chaque fois de ce passage pour souffler un peu et je le passe en moulinant davantage. Je remets un peu de vitesse pour rester devant et je profite du passage plus roulant derrière pour définitivement lâcher cet autre adversaire.

Comme l'an dernier, je suis dans une dynamique où je ne compte laisser personne me reprendre. Je double en permanence et je prends plaisir à effectuer une grosse remontée au classement donc je ne lâche rien malgré le fait que le chrono et le classement n'aient pas beaucoup d'importance aujourd'hui.

Au final, le plus frustrant, c'est quand l'on débouche dans un passage technique, comme à un moment donné une courte descente en sous-bois bien raide avec des racines. J'ai de l'élan, j'ai envie de passer à fond et de gérer mes trajectoires mais les concurrents de devant me forcent à donner des coups de frein et à ralentir ! En revanche, après de bonnes accélérations en lignes droites, j'ai souvent moi-même de bons coups de frein à donner dans les virages à 90 degrés, de peur de glisser sur le sable en prenant le virage avec une trajectoire trop rasante. Du sable, il y en a à plusieurs endroits du parcours.

Autrement, le parcours n'est pour moi pas très dangereux. Il faut juste être maître de son vélo et ne pas prendre de risques insensés. Seule frayeur, lorsque je me suis déporté vers le milieu d'un chemin après avoir dépassé un concurrent par la droite. Au même moment, j'ai été gêné par une branche et j'ai du rétablir ma trajectoire vers l'avant après avoir chassé de l'arrière du vélo. Mais je m'en suis bien sorti, aucun pépin à signaler !

Surpris que les kilomètres aient si vite défilé, j'en termine déjà de la deuxième boucle. 21 kilomètres au compteur, un de moins par rapport à ce qui était annoncé. Une petite heure pour boucler l'affaire. Maintenant, place à la course à pied. Je passe à nouveau devant Julie et je file vers le parc à vélo. J'assure bien ma descente du vélo, en gardant un maximum d'élan pour courir à côté du vélo jusqu'au bout du parc où je dois le déposer.

Je pose le vélo, je retire mon casque et mes gants et je bois un coup. Transition rapide, je repars immédiatement. 55 minutes et 22 secondes passées sur le vélo, je suis satisfait du chrono ! 54 secondes pour la transition, je n'ai pas traîné. Je pars en course après 1 heure 27 minutes et 43 secondes d'épreuve.

[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines
[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines

Partie 3 : Course à pied (8 kilomètres)

Pour la dernière épreuve du Triathlon, nous avons une boucle d'un peu moins de 3 kilomètres à parcourir 3 fois. Je quitte le parc à vélos après avoir tourné ma ceinture porte-dossard car il faut désormais que celui-ci soit visible à l'avant. Au démarrage, les sensations sont assez particulières car les jambes viennent de tourner pendant une vingtaine de kilomètres sur un vélo mais étrangement, je déroule plutôt bien assez vite. J'ai l'impression que je suis plus à l'aise que l'an dernier. Je sens que j'ai de la caisse pour la course. Je suis en forme malgré les efforts fournis en VTT. Je me dis que mes courses du mois de septembre auront sans doute un aspect très bénéfique sur cette dernière épreuve du jour.

Rapidement, je dépasse encore pas mal de concurrents que je dépose instantanément. Je n'ai pas de folles sensations mais je suis à l'aise et ma foulée est correcte. Surtout, je sens que je vais pouvoir garder la même intensité tout du long et c'est ce qui peut faire la différence par rapport à pas mal d'autres coureurs. Comme à vélo, le début de parcours est un peu technique, c'est un tracé sympathique même si globalement très roulant. En même temps, il vaut mieux avec des chaussures de route. Mais avec le sol parfaitement sec, cela passe très bien.

En course, malgré mon aisance, je vais me faire dépasser par quelques concurrents. Cependant, avec les trois boucles à parcourir, difficile de savoir si ce sont des coureurs qui étaient dans le même tour que moi, dans un autre tour ou qui sont en relais et ne font que la course... Pareillement, je n'ai aucune idée d'où en sont ceux que je dépasse. A ce moment de la course, il y a beaucoup de monde sur le parcours de course à pied, c'est assez impressionnant de voir tous ces groupes que l'on peut rattraper (je dépasse franchement beaucoup de coureurs aux allures très variées).

Il y a même quelques passages où l'on croise les concurrents qui sont devant et derrière nous et où l'on peut se rendre compte de la densité de coureurs. L'on aperçoit aussi parfois le parcours de vélo où certains triathlètes sont encore sur leurs VTT. Il faut dire que le premier de la course est arrivé alors que j'étais dans le parc à vélos et n'avais même pas encore commencé à courir. C'est dire si les écarts sont importants.

Un ravitaillement est proposé sur la boucle de course à pied avec, au choix, de l'eau ou du coca. A la vitesse à laquelle je vais et motivé comme je suis, je ne peux pas m'y arrêter pour prendre le temps de boire mais l'avantage, c'est que l'on passe deux fois à cet endroit à chaque tour, une fois de chaque côté des tables. Du coup, je refuse quasiment à chaque fois les gobelets qui nous sont proposés mais je vais finir par prendre un verre d'eau à deux reprises. Je le sais, je ne suis pas capable de le boire correctement sans ralentir donc je fais juste en sorte d'avoir quelques gouttes dans la bouche pour dessécher ma gorge et j'utilise le reste pour me rafraîchir.

[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines

J'ai délibérément choisi de garder mon sweat Kikouroù malgré le réchauffement de l'air car je ressens un léger vent défavorable à un endroit du parcours. Autrement, j'ai chaud mais je n'étouffe pas donc c'est très supportable. J'ouvre juste légèrement la fermeture éclair du vêtement. J'avais hésité à le retirer pour le laisser à Julie en la croisant à la fin du premier tour mais elle ne s'est pas placée au bon endroit donc n'a pas pu me voir passer et je l'aurais de toute manière conservé sur moi.

A chaque tour, ceux qui ont fini les boucles nous abandonnent sur la gauche et filent vers l'arche d'arrivée tandis que nous poursuivons tout droit, encouragés par les nombreux spectateurs présents à ce passage clé. C'est agréable et motivant. Un peu plus loin, l'on saisit un bracelet appelé "chouchou" qui permet d'identifier si l'on a fait 1, 2 ou 3 boucles.

Je maintiens mon allure jusqu'au bout. Je n'accélère pas mais je ne ralentis pas non plus. J'avance bien. Ma foulée ne se dégrade pas au fil des kilomètres, je me sens vraiment à l'aise et je continue de dépasser beaucoup de concurrents, jusqu'aux derniers mètres. Ultime virage, j'augmente un peu la taille de ma foulée puis, lorsque je sens qu'un concurrent veut me griller au sprint, je finis en boulet de canon ! Ahah, on ne m'aura pas si facilement. Une fois la ligne franchie, je me retourne vers le concurrent qui a voulu me doubler et l'on se donne une chaleureuse poignée de main. C'est beau la course !

Au final, j'en termine du parcours de course à pied en 31 minutes et 56 secondes. Je ne sais pas s'il y avait exactement 8 kilomètres. Il y avait peut-être un peu moins vu mon chrono mais dans tous les cas, je suis content du résultat !

Photo par Olivier Blanchard

Photo par Olivier Blanchard

Après-course et résultats

Je retrouve ensuite Julie, déçue de sa prestation mais satisfaite de l'expérience. La combinaison a été très adaptée donc maintenant, il faut se servir de cette première pour faire mieux la prochaine fois. Ce n'est jamais simple un premier triathlon. J'en sais quelque chose avec mes 400 mètres de natation sur le S l'an dernier !

Notre résultat final est tout de même très honorable puisque nous nous étions dit que ce serait bien de faire moins de 2h30 et nous sommes parvenus à passer sous les 2 heures ! Je suis très content de notre prestation. C'est grâce à Julie que j'ai pu m'élancer sur le parcours de VTT et j'ai ensuite eu la forme pour dépasser beaucoup de monde, que ce soit à vélo ou en course. Deux disciplines que j'affectionne vraiment particulièrement.

En attendant les résultats complets, nous savons d'ores et déjà que nous avons terminé ce Cross-Triathlon M en 1 heure 59 minutes et 39 secondes, 22ème équipe sur 29 classées (1 abandon) et à la 112ème place au scratch sur 327 classés (7 abandons, 4 disqualifications).

Des conditions idéales, une très belle organisation, un bon accueil, de bonnes sensations et beaucoup de plaisir ! Au final, une superbe matinée à Jablines ! 

[30/09/2018] Cross-Triathlon M Jablines
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