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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[09/09/2018] Foulées de la Forêt de Bréviande

Publié par David Gueudet sur 9 Septembre 2018, 17:02pm

Catégories : #COURSE À PIED

[09/09/2018] Foulées de la Forêt de Bréviande

Ce n'est jamais évident de concocter son programme de septembre, après les vacances à la montagne. C'est certain, les courses franciliennes paraissent un peu moins "sexy". Mais en même temps, c'est le meilleur moment de profiter des bienfaits des randonnées en montagne. En général, je tiens une bonne forme en septembre, en jambes après l'été au rythme différent de l'accoutumée. J'avais déjà prévu un 10km, le 16 septembre à côté de chez moi et j'hésitais entre deux courses : la Germinoise et les Foulées de la Forêt de Bréviande. Je me suis finalement décidé en voyant un kikoureur poster qu'il participera à cette deuxième, une course qu'il semble particulièrement apprécier. Allez, ce sera le moyen pour moi de voir où j'en suis sur ce genre de distance (2 derniers 10km courus en plus de 44 minutes dans des conditions particulières, dont le dernier en mars à Magny-le-Hongre, ça remonte).

L'objectif sera donc déjà d'être sous les 45 minutes pour cette reprise. J'envisage de passer sous les 42 minutes à Roissy dans une semaine donc je vais essayer d'approcher le plus possible mon dernier chrono correct : 41'43 à Bussy il y a plus de 15 mois. Mais je n'ai véritablement aucune idée de ce que cela va donner...

Foulées de la Forêt de Bréviande

Cesson (77)

10 kilomètres

Dimanche 9 septembre 2018

 

En ce jour d'anniversaire de mon père, je me rends donc du côté de Sénart, plus précisément à Cesson, à côté de Vert-Saint-Denis. C'est pour beaucoup la rentrée en course à pied donc de nombreux clubs d'athlétisme de Seine-et-Marne sont représentés. Je reconnais également quelques tee-shirts de courses auxquelles j'ai participé dans l'Essonne (Evry Trail Urbain, Foulées des Brettes, 10 Bornes de la Saint-Médard) ou encore un maillot que je connais bien, celui de l'Oxy Trail.

Avec un départ de la course à 10h00, pas besoin d'un réveil trop matinal.. Bon, à 7h30, cela pique un peu quand même, mais au moins, j'ai une bonne marge pour arriver, stationner, récupérer mon dossard (le 174) et me préparer tranquillement. Aujourd'hui, je teste un équipement. En général, cela se teste à l'entraînement mais vu que je n'ai pas de footing de prévu, je considère la course comme une bonne occasion de l'essayer. Il s'agit d'un short Decathlon 2 en 1 puisqu'il a une première épaisseur "compressive" et une deuxième de type "short léger". Autrement, c'est du classique puisque je porte mon tee-shirt jaune fluo de l'Echappée Belle, ma casquette Kikouroù et mes chaussures de route Kalenji Kiprun Fast.

Je prends le temps d'attacher mon dossard et je m'hydrate bien, dans la chaleur du gymnase où nous sommes accueillis. Le parking sur lequel je suis stationné est à 900 mètres mais c'est plutôt bien organisé et je peux laisser mes affaires à la consigne donc je n'ai pas besoin de retourner à la voiture. Je ne sors qu'à 10 minutes du départ pour prendre la température. A l'ombre, il ne fait pas très chaud mais ça commence à grimper un peu et au soleil, il fait bon. On ne va pas avoir froid. Je m'échauffe brièvement avant de me placer à proximité de l'arche de départ à 5 minutes du départ.

Je ne me positionne pas dans les premières lignes car je sais qu'il vaut mieux que je ne parte pas trop fort au risque de me cramer. 10 kilomètres, c'est un effort difficile à allure constante élevée donc je préfère me mettre un peu à l'écart. Je retrouve alors un coureur qui engage la conversation et qui s'avère être un discret kikoureur qui m'a reconnu grâce à ma casquette. Il vise aussi moins de 45 minutes si possible.

Photo par Bruno, après 1 kilomètre

Photo par Bruno, après 1 kilomètre

La course

C'est alors que nous sommes en pleine discussion que le départ est donné. Un peu surpris, nous nous élançons avec un poil de retard. Je me rends compte que je ne suis pas à ma place, je me suis mis un peu trop en retrait. D'autant que je n'aime pas trop jouer des coudes, j'ai du mal à me faufiler entre des coureurs qui ont une vitesse qui ne me convient pas. Finalement, je parviens à passer et je double pas mal de monde en engageant un peu ma foulée pour me replacer dans cette portion en ville, sur le bitume.

Après quelques centaines de mètres, nous entrons dans la forêt que nous ne quitterons qu'en fin de course. C'est une épreuve qui se fait en grande majorité sur chemins, ce qui me plaît bien, n'étant pas un grand fan de la course sur goudron. En ce début d'épreuve, je me sens plutôt bien. Je m'applique sur ma respiration car c'est mon principal soucis avec ce genre d'effort et les jambes ont l'air de plutôt bien répondre, j'en profite.

Une fois que je suis remonté dans le flux des coureurs, après avoir dépassé pas mal de concurrents, je stabilise mon allure. Je double encore quelques concurrents qui sont partis devant moi mais qui vont un peu moins vite avant de finir par trouver ma place, pas très loin de coureurs que je garde en ligne de mire. Ils ont une foulée semblable à la mienne, inutile pour moi d'essayer de revenir maintenant, je risquerais de me griller.

Pendant plusieurs kilomètres, les positions vont assez peu évoluer. Je ne reviens que sur quelques coureurs partis un peu vite et seuls quelques autres me passent, partis eux, au contraire, un peu plus prudemment. Les sensations sont correctes, je ne m'emballe pas et j'avance à allure constante. Il n'y a que lorsque je passe sur un chemin plus étroit et moins en ligne droite que je remets du rythme car je me sens bien, juste après avoir justement baissé un peu en intensité. Je calme rapidement le jeu lorsque l'on retrouve les chemins moins intéressants pour conserver de l'énergie.

Je vais faire quasiment toute la course en solitaire car il n'y a personne qui ait vraiment une allure similaire à la mienne et parce que je préfère ne pas me calquer sur le rythme d'un autre. En revanche, ce n'est du coup pas facile de garder une vitesse constante en permanence donc le mental travaille en plus du physique.

Tout se passe bien et j'atteins relativement vite la mi-course. Chaque kilomètre est indiqué par un panneau, ce que j'apprécie quand je cours un 10km. Par contre, lorsque la course devient plus dure, j'y prête beaucoup trop d'attention. D'une part, je suis impatient de voir le panneau suivant arriver et d'autre part, je passe mon temps à calculer ce qu'il me reste à faire par rapport à ce que j'ai déjà fait, à quoi correspond cette distance restante par rapport à d'autres courses etc... Mais au moins, cela a le mérite d'occuper mon esprit différemment qu'à me dire que cela commence à être difficile physiquement.

Photos par Bruno après la flamme rouge (km 9)Photos par Bruno après la flamme rouge (km 9)

Photos par Bruno après la flamme rouge (km 9)

Deuxième partie de la course

Une fois le cinquième kilomètre parcouru, il nous reste 450 mètres avant le ravitaillement. Un point intermédiaire qui représente un nouvel objectif à atteindre, c'est cool. Du coup, je me sens plutôt bien, j'y arrive assez vite. Je récupère à la volée un gobelet rempli d'eau que je verse partiellement sur ma casquette pour me refroidir un peu la tête car il fait chaud. J'arrose ma bouche avec le reste d'eau car je sais que je réussirai pas à boire correctement ce verre en continuant de courir.

Je me retrouve alors aux côtés d'une bénévole à vélo qui était arrêtée sur le côté derrière le ravitaillement, peut-être pour prendre une vidéo. A présent, elle redémarre mais avec une seule main puisqu'elle a un caméscope dans la main gauche. Nous sommes sur un léger faux-plat montant donc j'entends que la tâche n'est pas aisée pour elle. Cela m'amuse un peu à vrai dire, je me satisfais de rester un bon moment devant elle. Je suis bien jusqu'à ce qu'elle me dépasse, aux alentours du kilomètre 6.

A partir de là, je vais avoir un coup de moins bien. Il me reste 4 kilomètres à parcourir. Mon objectif est de résister, de garder une allure semblable à celle que j'ai depuis le début de la course pour ne pas craquer complètement. Je n'essaie pas de m'accrocher aux quelques concurrents qui finissent plus forts et me dépassent. Je gère ma course pour ne pas trop subir la toute fin de course. Je serre les dents et j'avance.

C'est finalement lorsque 2 coureurs côte à côte me dépassent que je retrouve des sensations plus correctes. Je suis un peu ce coureur du club de La Rochette et son camarade avec un tee-shirt "Evry Trail Urbain". Ils ont l'air bien. Le parcours étant assez plaisant dans la forêt, les longues lignes droites des derniers kilomètres passent plutôt bien. En plus, à chaque virage, on croise un bénévole donc on a généralement le droit à d'agréables encouragements. Il y a même parfois un peu de spectateurs, ce qui est toujours plus motivant, surtout en fin de course.

Je me fais une dernière fois dépasser par un coureur que je n'essaie pas de suivre même si mon orgueil aurait bien apprécié... Mais non, je ne craque pas, il reste encore quelques centaines de mètres. J'accélère un peu sur cette fin de course mais je commence à fatiguer sérieusement, vivement la ligne d'arrivée désormais !

Cela fait longtemps que j'ai en ligne de mire un coureur qui semble en difficulté, il a encore bien plus de mal à finir la course que moi. Il s'agit d'un coureur licencié au club d'athlétisme de Brunoy. Je finis par le rattraper à quelques dizaines de mètres de l'arrivée. J'accélère encore un peu dans la dernière ligne droite à la vue du chrono pour franchir la ligne d'arrivée le plus vite possible. Course terminée, je me suis bien donné ! Dure dure la reprise.

Photo par Loïc en fin de course

Photo par Loïc en fin de course

L'après-course

Une fois la ligne passée, je file au ravitaillement après avoir récupéré quelques flyers de courses du coin. Un peu de coca et un carré de chocolat mais je n'ai pas faim pour l'instant. Toujours particulières les sensations après un 10km. Je regarde ensuite quelques arrivées de concurrents avant de récupérer mon sac d'affaires à la consigne. Je retrouve alors le coureur au tee-shirt de l'Evry Trail Urbain avec qui je discute brièvement avant d'aller voir les résultats de la course déjà publiés ! Enfin, les 50 premiers puisque nombreux sont ceux qui ne sont pas encore arrivés.

Je découvre donc mon classement, 46ème sur 520 inscrits et 495 arrivants. J'ai parcouru les 10 kilomètres en 41 minutes et 16 secondes, mon quatrième meilleur temps jamais réalisé sur la distance, loin tout de même des 39'54 de Vincennes il y a un an et demi. 18ème senior, je finis derrière les deux premières féminines mais devant la 3ème... Mais peut-être faut-il que j'arrête de me fier à cela car j'ai reçu il y a quelques mois une invitation pour un tournoi de Badminton 100% féminin ^_^'

En tout cas, satisfait de ma performance et ravi de ma matinée. Une belle découverte que cette sympathique course, à moins de 40 minutes de la maison. Un parcours assez plat malgré quelques faux-plats, sur chemins où les lignes droites ne sont pas interminables, ça me plaît. C'est donc favorable à la performance même si, en course de reprise, ce n'est pas simple ! Curieux de voir si je vais réussir à améliorer le chrono dimanche prochain. Ambitieux, je me fixe sub 41' en objectif du coup.

Merci à l'organisation et aux bénévoles ! Je reviendrai certainement avec plaisir.

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serrie 14/09/2018 10:44

Bonjour,
Contente que tu aies apprécié la course.
Je constate que tu as participé à l'UT4M de cette année : tu as donc du voir quelques uns des bénévoles de ce dimanche courir avec toi lors de cette belle aventure. Nous avions 13 coureurs du club pour le Vercors et 6 qui faisaient les 4 courses...Tu as peut-être reconnu le joueur d'accordéon qui était là aussi à l'arrivée. Le monde de la course est petit !!
Bonne continuation

David Gueudet 14/09/2018 18:14

Bonjour,

Effectivement, sacrée coïncidence que de retrouver sur une course seine-et-marnaise de nombreuses personnes que j'ai pu croiser peu de temps avant dans les Alpes. Mais il faut dire que nombre de franciliens partent faire ces courses en montagne l'été.
En plus, j'étais bénévole et coureur sur l'Ut4M donc les rôles se sont inversés dimanche puisque je n'étais cette fois qu'un "consommateur" de la course :-)

Bonne continuation à vous et merci pour cette belle organisation !

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