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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[28/04/2018] Trail du Tacot Briard

Publié par David Gueudet sur 29 Avril 2018, 12:38pm

Catégories : #COURSE À PIED

[28/04/2018] Trail du Tacot Briard

Un mois après ma dernière course, au Trail d'Auffargis (42km - 1500mD+), je participe pour la deuxième fois au Trail du Tacot Briard qui fait partie de l'ensemble des courses des Trails de la Brie des Morin. J'y ai participé en 2016 avec de super souvenirs d'une excellente organisation et de beaux passages. Mais je me souviens aussi avoir pas mal subi la deuxième partie de la course et en avoir bien bavé. Mon objectif est de mieux gérer ma course cette année pour prendre encore plus de plaisir.

Le départ est prévu pour 9h30 ce samedi 28 avril. Sachant qu'il y a près d'une heure de route et que les GPS ont toujours un peu de mal à m'emmener à Saint-Cyr-sur-Morin, je pars bien en avance pour me préparer tranquillement avant la course. Je mets effectivement un peu de temps à trouver le village de la course où je stationne en revanche sans difficulté sur le parking mis en place par l'organisation. Je pars récupérer mon dossard ainsi que le cadeau d'engagement, un pot de miel local, miam.

Je file ensuite me préparer à la voiture avant de revenir poser mon sac à la consigne. Je suis presque déjà prêt, il ne me reste plus que les derniers réglages à effectuer. J'attache mon dossard, le numéro 451, à mon tee-shirt Kikouroù sous lequel je porte un tee-shirt à manches longues car il risque de ne pas faire très chaud quand même. Je place mes deux flasks remplies de 450mL d'eau dans les poches prévues à cet effet de mon sac Salomon. Pour une fois, je pars sans poche à eau afin de voir si c'est plus confortable. Ce qui est certain, c'est que les flasks sont plus simples à remplir pendant la course (aux ravitaillements).

Je m'équipe de mes chaussures de Trail Kalenji Kiprun XT6 comme pour toutes les courses de ce type et je suis en short. Je n'ai pas envie de mettre un collant, ni long, ni court. Priorité confort ! Casquette Kikouroù vissée sur la tête, je suis prêt. Je rejoins tranquillement l'aire de départ en attendant le début de la course.

La course

Du départ au ravitaillement de La Trétoire (km 16,8)

Conscient que je n'ai pas la forme pour faire une grosse course et que sur ce type de format, je n'ai aucune chance de rivaliser avec les meilleurs pour faire un quelconque classement (je m'en étais bien rendu compte en 2016 - d'autant que cette année, la course est le support des Championnats de Seine-et-Marne de Trail), je me positionne vers le milieu du peloton. En fait, j'aurais même voulu être davantage à l'arrière mais nombre de coureurs restent en retrait au moment du départ et n'intègrent pas vraiment le peloton de la course, alors tant pis.

Au coup de pistolet, je pars vraiment tout en douceur en passant l'arche de départ en marchant puis en commençant tranquillement à trottiner, en suivant des coureurs qui semblent adopter une foulée tranquille. Rapidement, nous attaquons la première montée de la course qui est assez progressive, en plusieurs temps. Le soleil est présent en ce début de course donc nous montons assez vite en température. Vais-je regretter d'avoir gardé les manches longues ? J'en doute car je connais la suite de la course et je suis certain que dans certains passages, elles me feront même beaucoup de bien.

Je passe la première difficulté sans m'arrêter de courir, à petites foulées. Nous attaquons ensuite la première descente du parcours, l'une des plus pentues. Habituellement, j'aurais tendance à la dévaler à toute vitesse et à y doubler du monde mais là j'y vais mollo et je me fais même plutôt dépasser même si je rattrape les coureurs les plus en difficulté techniquement. Le sol est jonché de racines et de cailloux, très irrégulier avec des fossés sur les côtés, ce n'est pas évident pour les moins à l'aise.

Les kilomètres qui suivent sont globalement très roulants, favorables à la relance mais je profite des paysages, de cette météo agréable et de la chance que l'on a de passer dans certaines propriétés privées. Nous longeons un moment les écuries avec les parcours équestres avant de traverser quelques champs pour rejoindre les côtes suivantes. Nous en enchaînons 3 consécutivement. Sur les premières, je m'entraîne à un exercice assez inhabituel pour moi. En général, sur des courses de cette distance, je renonce rapidement à courir dans les montées, je gère mon effort en marchant puis je relance sur le plat et surtout dans les descentes. Là, je prends mon temps sur les profils plutôt favorables mais j'essaie de tenir une bonne allure en montée, en continuant de courir en petites foulées mais en mettant du rythme.

Je m'en sors plutôt pas mal sur ces premières montées malgré des pentes relativement raides et des côtes assez longues, ce qui me fait plaisir même si je sais que je ne tiendrai pas comme ça tout le long de la course. Je double du monde dans les montées, ça change ! Je suis plutôt efficace et dans une montée, un autre coureur emboîte le pas derrière moi. Je le sens donc je ne lâche rien mais que cette côte-là est longue ! Je tiens bon jusqu'au bout, bien poussé par celui qui me suit et qui me rejoint au sommet. Nous attaquons la descente en discutant un peu. J'apprends que ce coureur est en reprise après une blessure et fait son début de préparation pour la X-Alpine aujourd'hui.

Après une bonne descente et une relance sur le plat, il m'abandonne pour attendre ses copains qui sont du coup plus loin derrière désormais. J'attaque de mon côté une nouvelle belle montée mais cette fois, difficile de courir tout du long puisqu'elle est sacrément grasse ! Tellement boueuse qu'elle me fait penser aux vidéos de l'EcoTrail de Paris du mois de mars dernier. Je pense à ces coureurs qui ont participé à l'ETP il y a un peu plus d'un mois et se retrouvent dans cette montée pleine de gadoue qui doit leur rappeler de sacrés souvenirs. C'est glissant et la glaise accroche bien, il vaut mieux avoir ses lacets de chaussures bien serrés.

Nous restons ensuite un moment sur les hauts de Launoy, sur une portion plus plate avant de redescendre près du Petit Morin. Petite bosse dans les bois avant l'ultime montée (mais non des moindres !) de cette première moitié de course qui nous mène tout droit vers le ravitaillement de La Trétoire où nous sommes accueillis en intérieur, peu avant le dix-septième kilomètre de course. Nous avons alors déjà fait 560 mètres de dénivelé positif soit bien plus de la moitié de ce que nous avons à faire sur le Tacot Briard donc la deuxième partie de course sera un peu moins vallonnée.

Je n'ai pas beaucoup bu depuis le départ mais j'en profite pour remplir la flask que j'ai partiellement utilisée avec de l'eau mise à disposition. Je mange un bout de fromage, un peu de saucisson, cela fait du bien du salé. Je prends aussi un verre de coca et un peu de solide sucré (un morceau d'orange, un abricot sec et un bout de figue sèche). Je repars tranquillement du ravitaillement après avoir laissé un message à mes proches : "je gère tranquille". Un peu moins de deux heures de course, tout va bien.

De La Trétoire à Orly-sur-Morin (km 26,7)

J'aurais tendance à dire que l'on attaque là la partie de course la moins passionnante, à un moment où la fatigue se fait généralement sentir. Plus de champs et de bitume à venir sur les dix prochains kilomètres, j'en suis conscient et j'ai jusqu'à maintenant géré ma course en partie en fonction de cela. Je sais ce qui m'attend, il n'y aura pas de surprise cette année. Enfin, je n'ai absolument pas regardé si le parcours est le même qu'il y a deux ans mais je doute qu'il y ait de majeures modifications. Il n'y a que 150 mètres de dénivelé positif sur les 10 kilomètres qui relient les deux ravitaillement de la course, c'est assez parlant.

Direction les champs dans un premier temps avec une assez longue portion de relance vraiment roulante mais où nous sommes exposés au vent. Avec la transpiration du début de course (je sue bien dans les montées !), le vent vient rafraîchir le corps : j'ai presque froid ! C'est pénible mais c'est de relative courte durée et ça évite d'avoir trop chaud, il faut de toute façon faire avec.

Une fois toute la partie plane traversée, nous attaquons une longue descente avant une belle montée que je subis un peu plus que celles grimpées auparavant. Il faut dire que le rythme mis pour relancer après le ravitaillement pèse un peu dans les jambes. Mes sensations sont relativement bonnes mais je sens mon premier léger coup de moins bien de la course. Je réussis cependant plutôt bien à relancer lorsque nous retrouvons la route jusqu'à l'un des passages les plus rudes de ce Trail.

Il s'agit d'une montée moins pentue que les précédentes mais assez longue et uniquement en bord de route, sur le bitume. Ici, une très grande majorité des coureurs s'arrête de courir au niveau du peloton où je me trouve. Ils marchent tous autour de moi sauf un gars qui va même à une allure bien plus rapide que la mienne... sauf qu'il finit par s'arrêter net de courir pour marcher à son tour. De mon côté, je gère à mes yeux très bien cette difficulté puisque je garde la même cadence tout du long, en courant tranquillement à petites foulées mais de façon régulière. Je double ici pas mal de concurrents qui m'avaient dépassé assez récemment jusqu'en haut de la bosse où je double encore deux autres coureurs qui me dépasseront ensuite dans la descente mais sans me mettre une mine alors que je leur ai repris beaucoup de temps dans la montée.

On arrive finalement assez vite à Orly-sur-Morin où se situe le deuxième ravitaillement de la course. J'ai mis environ une heure entre La Trétoire et ici avec la sensation d'avoir parcouru 8 kilomètres alors que j'en ai fait 10. La forme est vraiment plutôt bonne même si la fatigue commence évidemment à se faire davantage sentir. Je sais cependant que l'on attaque la dernière portion de la course donc je suis confiant. Je pense qu'il nous reste plus de 8 kilomètres à parcourir alors qu'en fait, il n'y en a plus que 6 et demi.

Je m'alimente au ravitaillement tandis qu'une bénévole me remplit une flask avec de l'eau pétillante, cela changera un peu. Je prends une nouvelle fois le temps d'avertir mes proches d'où j'en suis dans la course. "ça tire un peu mais ça va"

D'Orly-sur-Morin à l'arrivée

Je repars très tranquillement à proximité de quelques coureurs avec qui j'attaque une nouvelle difficulté avec un faux-plat montant dans un premier temps. J'ai entendu mon portable sonner peu de temps après le premier ravitaillement avec un numéro inconnu qui m'a laissé un message, j'imagine que c'est pour mon poste de bénévole sur les courses enfants de l'après-midi donc j'appelle ma messagerie le temps que je marche sur cette portion. C'est effectivement Sylvestre qui m'a laissé un message en me donnant rendez-vous à 13h00. C'est dans 40 minutes, je risque d'être un peu juste, je lui réponds que je suis en course et que je devrais être à l'arrivée dans une heure environ (je pense avoir 8 kilomètres à faire et je table sur une fin de course à 8km/h de moyenne).

J'explique la situation à deux coureurs surpris de me voir à l'écoute de mon portable en pleine course et on rigole à ce sujet lorsque je leur dis que je suis attendu pour être signaleur sur les Mini Trails, l'un me rétorque "ben oui alors, qu'est-ce que tu fous ?". C'est vrai que je traîne !

C'est parti pour les tous derniers kilomètres de la course avec le retour du côté de St-Cyr-sur-Morin. La fin de course défile relativement vite d'autant que je reconnais bien certains passages. Il ne reste plus que deux véritables difficultés et nous arrivons rapidement à la première d'entre elles, la plus corsée, celle qui nous amène en haut des bois avant de plonger vers Saint-Cyr.

Cette montée, elle est pentue et semble surtout interminable, d'autant plus à ce moment de la course. Je la gère en marchant pour m'économiser pour la suite et pour bien gérer le souffle parce qu'ici, on a vite bien chaud. Une fois en haut, l'on ressort des bois pour retrouver la route où je reconnais bien où nous en sommes. Il ne reste vraiment plus beaucoup à faire, 4 kilomètres à tout casser dont une bonne partie descendante. D'abord un long faux-plat descendant puis une vraie grosse descente technique où il faut quand même faire attention où on met les pieds. On passe au milieu des branches qui obstruent le chemin. La fin est proche.

En bas de la descente, petit faux-plat montant sur le bitume où l'on rejoint une piste cyclable sur laquelle l'on ne reste pas bien longtemps. On la quitte quelques mètres plus loin pour retrouver la route, tourner à droite une première fois puis une deuxième pour attaquer l'ultime difficulté du parcours, la dernière bosse ! Elle se fait entre la terre et l'herbe, près de la route mais sur un chemin bien pentu. On retrouve les sous-bois en haut de la montée avant de plonger vers l'arrivée dans une dernière descente, relativement courte, suivie d'un petit faux-plat montant que l'on passe avec de l'élan. Direction les champs où nous longeons le parking avant d'attaquer la dernière ligne droite. Cela fait du bien de fouler le sol ici, les derniers mètres de course qu'il faut savourer, la passerelle et la ligne d'arrivée, franchie en 3h35'57 !

Je suis très satisfait de ma course, de mes sensations. J'ai le sentiment de l'avoir beaucoup moins subie qu'il y a deux ans malgré quelques kilomètres supplémentaires pourtant. Je termine à la 120ème place sur 336 finishers

Je file au ravitaillement après avoir rendu ma puce avant de retrouver Sylvestre qui m'indique à quelle position je vais me trouver en tant que signaleur sur la course des benjamins et minimes (3000 mètres). Je mange un peu et j'essaie de récupérer même si l'effort de la matinée pèse pendant les heures qui suivent la course. Peu après 14h00, je pars en direction de mon poste, le numéro 9, qui s'avère être... en haut de la dernière montée de la course. Je la franchis donc une deuxième fois en discutant avec un coureur du 33km qui finit sa course, en sachant que je la monterai une troisième fois dans la soirée à l'occasion de la Course des Têtards.

Une fois arrivé en haut, je me pose un peu et j'en profite pour encourager les concurrents du Trail et de la Marche du Tacot Briard qui arrivent ici en leur indiquant que c'était la dernière montée du parcours et qu'il ne leur reste plus qu'une descente et un peu de plat pour arriver. La course enfants part sur les coups de 14h45, j'encourage tous les participants en les rassurant puisqu'ils en terminent de la difficulté majeure de leur parcours puis je redescends tranquillement en direction du village de la course pour me reposer à la voiture.

Je récupère dans la voiture avec des jambes assez lourdes, si bien que je vais même avoir quelques crampes. Je ne manque pour autant pas l'arrivée des deux premiers de l'Ultra Trail de la Brie des Morin que je connais plutôt bien ! Le premier n'est autre que le parrain de la course, quatrième la veille au soir de la première édition du Trail des Grenouilles : Luca Papi, vainqueur en à peine plus de 8h30 pour 89 kilomètres, quelle forme ! Dire qu'il fera aussi ce soir la Course des Têtards !

Vingt minutes plus tard, c'est un kikoureur, Philippe Guillemain, qui en termine ! Sacré Philippe ! Lui le Master 2 qui a une telle science de la course. Il a laissé filer tous les prétendants à la victoire qui se sont usés à suivre Luca et il les a tous rattrapés au fur et à mesure. Il est tout surpris d'apprendre à l'arrivée qu'il est deuxième de la course mais une place si méritée pour lui en moins de 9 heures de course. Il y a à peine un mois, il m'emmenait au Trail d'Auffargis avec Geoffray.. Malheureusement, ce dernier a cette fois abandonné, au 60ème kilomètre. Je passe l'heure suivante en leur compagnie avant de retourner me reposer à la voiture au moment où j'aperçois Caroline, autre kikoureuse qui en finit elle aussi sur le 89km, 3ème féminine !

Maintenant, ultimes moments de récupération et de préparation avant la Course des Têtards dont le départ sera donné à 21h30...

NB : J'ajoute après rédaction de mon récit un petit message concernant la partie animation avec des choses très variées permettant de passer de très bons moments, du très chouette groupe de musique animant l'avant-course et le départ du Trail du Tacot Briard en passant par la fameuse et traditionnelle cornemuse, la démonstration équestre d'avant-course avec un cavalier du coin ou encore l'organisation d'un canitrail qui vient s'ajouter au nombre de courses impressionnant de cette journée (randonnées, marches, trails diurnes et nocturnes, mini trails) en plus de jeux pour enfants ou encore d'une démonstration de chiens de traîneau. Un village très animé pour une grande fête en ce samedi 28 avril !

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