Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[10/09/2017] La Trifouillette

Publié par David Gueudet sur 10 Septembre 2017, 11:55am

Catégories : #COURSE À PIED

[10/09/2017] La Trifouillette

La Trifouillette (Igny [91])

Dimanche 10 septembre 2017

7 kilomètres / 90 mètres de D+

 

Retour à Igny cette année avec de bons souvenirs de l'édition 2016 de la Trifouillette où je m'étais aligné sur le 14km (14ème au scratch et 1er espoir en 1h01'18"). J'apprécie toujours de venir dans ce coin très sympa, juste à côté de Vauhallan où je viens chaque année courir le Castor Fou et le Castor Garou. D'ailleurs, la Trifouillette fait partie du Challenge de la Vallée de la Bièvre et les organisateurs des deux autres courses qui en font partie (Castor Fou et la Buissonnière) courent aujourd'hui le 14km.

Pour moi, cette année, ce ne sera que le 7km pour deux raisons : j'ai envie de faire un peu de vitesse et de voir ce que je vaux sur ce type de distances où j'arrive généralement à faire des classements corrects et surtout, je prépare le Cross-Triathlon de Jablines qui a lieu dans deux semaines et où la partie course à pied ne fait que 4 kilomètres.

Comme chaque année, la course est inclue dans le Festi'vallée d'Igny donc le départ et l'arrivée se font dans un village rempli de stands en tous genres avec des jeux pour enfants, des associations locales etc...

[10/09/2017] La Trifouillette

Parti vers 8h00 de chez moi, j'arrive sur les coups de 8h45 à Igny où je n'ai cette année pas de difficulté à me stationner. En revanche, il est dur de se motiver car il fait gris et frais (10 degrés le 10 septembre, c'est pas fou). Je pars récupérer mon dossard, le numéro 407 et je récupère le tee-shirt offert, violet cette année (c'était du bleu clair en 2016). Je retourne rapidement me mettre au chaud dans la voiture. Le site de la course est agréable et bien aménagé mais il ne fait pas chaud et il n'y a pour le moment pas grand monde. En plus, le sol est très boueux, plein de gadoue due aux récentes averses. Aujourd'hui, nous serons épargnés par la pluie mais le sol a bien été arrosé.

Ce n'est que sur les coups de 9h45, après avoir fini de me préparer, que je retourne vers le village de départ pour assister au lancement de la course de 14 kilomètres dans un premier temps. Comme l'an passé, le départ est retardé car l'organisateur s'assure auprès de ses commissaires de course que tout est ok pour la sécurité des coureurs. Quelques débalisages sont donc rattrapés par la mise en place de rubalise supplémentaire.

Une fois le peloton du 14km parti, nous nous mettons en place sur la ligne de départ car nous aurons moins d'attente. Nous devions partir 15 minutes après le 14km, à 10h15 mais nous allons pouvoir nous élancer moins de 10 minutes après le début de la course longue.

Sous l'arche du départ, je retrouve un kikoureur, doudoux, qui participe également au 7km. Nous discutons un peu et nous interrogeons sur la nécessité de mettre des chaussures de Trail étant donné l'état du terrain, particulièrement gras. J'ai personnellement fait le choix de porter mes Asics Gel-emperor 2 qui ne sont pas des chaussures de route mais qui ne sont pas non plus typées Trail. Un choix intermédiaire pour avoir un minimum d'accroche mais tout en favorisant la possibilité de courir relativement vite.

Autrement, je porte comme d'habitude mon cuissard court avec le tee-shirt jaune de l'échappée belle et j'ai sur la tête la casquette rouge Kikouroù. Je pars évidemment léger avec l'objectif d'approcher les 30 minutes de courses, ce à quoi je crois vue la distance même si le parcours n'est pas extrêmement roulant.

[10/09/2017] La Trifouillette

La course

C'est au coup de sifflet du maire de la commune que nous nous élançons pour 7 kilomètres ! La première ligne droite est plate mais très glissante puisque la terre est très humide et a déjà été bien piétinée, notamment par tous les participants du 14km partis avant nous. Les appuis fuient un peu mais les premiers partent quand même bien vite. Sans forcer, j'essaie d'accrocher le wagon pour jauger mes adversaires et voir avec qui je vais pouvoir rivaliser.

Nous retrouvons rapidement la route et tournons nettement à droite pour quitter le village de la course. Nous y reviendrons pour finir la course dans quelques temps. Ce début de course est très roulant puisque nous accédons à des chemins assez larges et plats sur lesquels le peloton s'étire. Pendant quelques centaines de mètres, je reste au contact du groupe de tête, en queue de groupe. Il y a 7 coureurs devant moi qui ont bien l'intention d'en découdre. Progressivement, je les laisse filer car je sens bien que je ne pourrai pas les suivre.

En fait, c'est un groupe de 5 qui se détache assez nettement et derrière eux, il y a deux coureurs que je n'essaie pas de rattraper mais qui ne me semblent pas impossibles à reprendre. Je me retrouve cependant assez rapidement à distance respectable de ces deux concurrents et je vais finir par davantage me préoccuper du fait de ne pas me faire doubler par d'autres coureurs que par l'espoir d'en rattraper.

D'autant que le parcours se complexifie à présent. Nous enchaînons trois très courtes bosses sur le bitume qui nous ralentissent bien. A chaque fois, il faut relancer après avoir franchie la petite montée qui casse bien les jambes. Nous poursuivons avec une portion plus favorable à la vitesse et les centaines de mètres défilent jusqu'à ce que nous attaquions la principale difficulté de la course.

Une des bosses sur bitume, c'est assez pentu mais il faut sourire au photographe !
Une des bosses sur bitume, c'est assez pentu mais il faut sourire au photographe !

Une des bosses sur bitume, c'est assez pentu mais il faut sourire au photographe !

En effet, nous commençons par arpenter un début de côte sur le goudron avec une pente régulière, pas très raide mais qui s'avère assez longue et nous mène dans les bois où nous continuons de grimper jusqu'aux abords de Vauhallan d'après ce que j'ai compris. Je garde une petite foulée pour ne pas marcher mais je sens bien que je suis là moins efficace que mon poursuivant. Je ne me retourne pas mais j'ai l'occasion de l'apercevoir à plusieurs reprises et je sens bien qu'il est tout seul par contre. Devant, je n'ai plus personne en ligne de mire donc il faut que je fasse bien attention au balisage.

Globalement, tout est très bien indiqué, entre la rubalise, les flèches au sol ou les bénévoles mais il est facile de se tromper sur une moindre perte de lucidité. D'ailleurs, nous arrivons au sommet et enchaînons sur une portion plate favorable avant de plonger vers la descente où je me souviens qu'un coureur s'était trompé de chemin l'an dernier, juste devant moi. Je ne fais pas cette erreur et je file à grandes enjambées sur un terrain que j'affectionne particulièrement.

Outre quelques portions bien humides et boueuses, le parcours n'est pas très glissant. En gérant bien les trajectoires dans les virages, il y a peu de risques de chutes, ce qui est assez rassurant. Je suis en confiance, j'avance bien et j'ai de bonnes sensations. Le début de course n'était pas parfait mais cette deuxième partie se passe plutôt bien. Je passe le cinquième kilomètre avec un relativement bon état de fraîcheur en me disant que la semaine prochaine, ce sera alors déjà la fin de ma course (puisque je prends part au 5km de la Foulée des Brettes à Villabé).

Je conserve bien à distance mon poursuivant et je tiens bien ma 8ème place dans cette course, ce qui est plutôt un bon résultat. Les jambes vont bien, les conditions sont bonnes (ce genre de distance permettant d'être vite réchauffé), nickel... jusqu'au 6ème kilomètre. Enfin, juste avant. J'ai retrouvé la route peu de temps avant et je sais que nous attaquons les ultimes centaines de mètres de la course. Je me sens bien et j'arrive à un endroit où il y a du monde, en pleine descente. Des encouragements qui font du bien.

Sauf que, à grandes enjambées, je file tout droit sur le chemin devant moi qui me semble être celui de la course car il est bien visible et que les spectateurs se trouvent juste à côté... Mais je n'ai pas assez regardé autour de moi (ou bien le bénévole n'a pas été assez clair pour la direction, ce qui n'est pas un reproche mais en tout cas, je me suis fait avoir, dans ma lancée)... Je ne suis plus sur le bon parcours !! On m'interpelle au loin après que j'ai fait quelques dizaines de mètres et je fait immédiatement demi-tour car j'ai déjà fait un bout de chemin.

Pfff, il fallait tourner à gauche, le long des barrières, pour continuer à descendre en bord de route. Me voilà ressortant de mon chemin en coupant un peu pour me retrouver à hauteur de celui qui me poursuivait depuis le début de la course à un peu moins de 10 secondes de moi... Sauf que je viens de franchir des herbes hautes pleines d'orties. Ouille, ça pique ! Ce n'est rien mais l'ensemble m'a quand même mis un coup au moral !

Depuis le début de la course, je tiens bien mon adversaire pour la huitième place à distance et là, sur une erreur aussi bête, je me fais rattraper aussi facilement, c'est frustrant. Et du coup, la dynamique n'est plus en ma faveur et voilà que je me fais dépasser. Je ne cherche pas à suivre, j'ai besoin de respirer un peu. Je garde de la vitesse pour ne pas me faire rattraper par d'autres coureurs mais je sais que je ne reverrai plus la 8ème place.

Là, je reconnais bien le final, près de la gare d'Igny, un bon faux plat descendant sur la route puis nous continuons en faux plat montant avant d'arriver au bout au niveau d'un pont piéton que nous empruntons pour monter par-dessus la voie ferrée. Dernière difficulté de la course. Entre les marches et la rampe lisse, je choisis cette dernière et je monte à petites foulées. Une fois en haut, je tourne à gauche et j'ai une bonne visibilité sur la ligne droite que je viens d'arpenter : personne à l'horizon, je n'ai pas d'inquiétude à me faire pour le top 10, je resterai 9ème.

Cela redescend, je file bien avec toujours en point de mire mon ex poursuivant mais je serai bien incapable de le reprendre. Je salue les quelques bénévoles que nous croisons, ils sont nombreux sur cette course vraiment bien organisée. Un dernier virage à droite à proximité du village d'arrivée puis un virage à gauche sur chemin où nous rejoignons les concurrents du 14km qui viennent d'en face et qui s'apprêtent à partir sur leur deuxième boucle (c'est-à-dire celle que nous venons de faire).

[10/09/2017] La Trifouillette

Je suis évidemment plus rapide que ces coureurs à qui il reste 7 kilomètres à parcourir et qui sont dans le milieu de peloton de la course longue. Je continue à grandes enjambées jusque la ligne d'arrivée pour en terminer de ma course avec finalement un assez bon état de fraîcheur, 9ème en 30 minutes et 12 secondes. Je suis aussi 6ème senior. Je finis à 4 minutes du vainqueur, le même que pour l'édition 2016. Un top 10 qui me convient bien, c'était un peu mon objectif. Pour le podium senior, c'était injouable vu le niveau de mes adversaires. Le chrono me satisfait même si sans mon erreur, j'aurais sûrement fini en tout juste moins de 30 minutes soit plus de 14km/h... J'aurais préféré !

Je retrouve après la course doudoux puis Whadda qui termine le 14km en 1h00'55" à la 17ème place, en forme ! Je l'avais battu l'an dernier sur cette course avant que nous ne nous retrouvions à l'occasion du Castor Fou que nous avons couru ensemble cette année puis de l'Oxy Trail notamment. Je le retrouverai sur le 50km des Fauvettes dans 3 semaines où je suis certain qu'il fera une bien belle performance malgré ce qu'il peut dire ! Nous discutons un peu puis il repart en courant pour rejoindre des amis à 10 kilomètres d'ici (sortie longue quand tu nous tiens) tandis que je reviens à ma voiture avec les jambes qui brûlent un peu. Les orties, ça pique bien ! J'ai le tibia gauche et le dessus du genou droit bien attaqués.

 

Une très belle course avec un parcours très sympa, loin d'être monotone, on ne s'ennuie pas. Toujours un sacré exercice que ce type de distance avec des côtes. Il faut courir vite mais bien gérer sa course pour ne pas exploser. Ce n'est que mon deuxième 7km et mon premier n'était autre que le Trail du Bélier à La Clusaz qui était bien sûr encore un peu plus dur. Mais l'effort est semblable. Les sensations ont été plutôt bonnes, c'est bon signe à 2 semaines du Cross-Triathlon de Jablines que j'appréhende un peu mais.. J'ai hâte !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents